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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 11:58

MANIFESTATION DIMANCHE 27 JANVIER 2013

DENFERT-ROCHEREAU 14H

Rendez-vous du Front de gauche

de Boulogne-Billancourt

à 13 h 30 Place Marcel Sembat (devant KFC)


Le Front de Gauche appelle à manifester massivement

le 27 janvier 2013 en faveur du droit au mariage

et à l’adoption pour toutes et tous

et du recours à la PMA pour les couples de femmes

 

 

photo mariage pour tous

 

Mobilisations pour le mariage pour tous en province, samedi dernier, lire l'article paru dans le journal l'Humanité : link

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:38

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement les 19 et 27 janvier 2013 en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous et du recours à la PMA pour les couples de femmes

Nous défendons le droit au mariage pour toutes et tous par conviction raisonnée que la liberté de choix est essentielle à chacune et chacun, et que l’égalité devant la loi, comme norme de la société, est porteuse d’un message sans équivoque qui délégitime les discriminations.

Nous défendons le droit à l’adoption parce que nous pensons que les personnes LGBT ne forment pas de moins bons parents que les autres et qu’ils ont autant d’amour à transmettre à des enfants.

Nous défendons aussi l’intégration du droit à la procréation médicalement assistée pour les femmes lesbiennes car, une fois évacuée la conception qui assigne une valeur inférieure à celles et ceux qui s’écartent d’une soi-disant norme hétérosexuelle, le cœur du débat est la filiation fondée sur l’engagement parental. Les lois de bioéthique ont consacré la valeur de l’engagement du compagnon stérile lors d’une PMA avec don de sperme : le compagnon de la mère a accès aux mêmes facilités pour faire reconnaitre sa filiation qu’un père biologique. Cette vérité selon laquelle ce sont l’amour et l’engagement parental qui fondent la filiation doit nécessairement s’appliquer pour les couples de femmes lesbiens. Dans un couple de femmes, aussi bien la parturiente que celle qui l’accompagne sont mères toutes deux. Par ailleurs, une femme seule recourant à la PMA a un projet parental tout aussi cohérent qu’une personne seule qui adopte.

C’est pourquoi, le Front de Gauche exige du gouvernement qu’il s’engage fermement et publiquement sur ces trois revendications légitimes et demande à la majorité parlementaire de les voter.

Dans le même temps, le Front de Gauche regrette la gestion calamiteuse de ce dossier par le gouvernement et ses continuelles hésitations, retours en arrière qui ont aboutit à affaiblir le soutien populaire largement majoritaire il y a encore quelques mois à cette loi. S’ajoutent à ces revirements le fait que le Gouvernement, en plein débat sur l’égalité des droits, a annoncé son renoncement à lever l’interdiction systématique du don du sang pour tout homme ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui était un autre engagement de campagne de François Hollande ainsi que de toute la gauche.

Après la manifestation pour l’Egalité du 16 décembre à Paris, le Front de Gauche sera de nouveau présent sur les prochaines mobilisations début 2013, afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « à minima »:

le 19 janvier sur les mobilisations décentralisées partout en France

et le 27 janvier lors de la grande manifestation nationale à Paris.

Paris le 9 janvier 2013 

Le Front de gauche

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:22

 

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Accord issu des négociations syndicats-patronat : Plus de flexibilité, de précarité, de liberté de licencier : Le parlement ne doit pas l’entériner !

 

Agnès Le Bot, négociatrice pour la CGT, explique à l’Humanitépourquoi cet accord est « inacceptable » et affirme : « La partie n’est pas finie. »  

Bien que le Medef ait accepté de prendre des mesures pour taxer les contrats courts, vous jugez « inacceptable » le projet d’accord. Pourquoi ?

Agnès Le Bot. Il faut considérer l’ensemble du texte : il organise structurellement plus de déréglementation du droit du travail par rapport à la situation actuelle. C’est un nouveau saut assuré vers plus de flexibilité du travail, plus de précarité et plus de liberté de licencier pour les employeurs. Voilà ce qui fonde notre appréciation. Quant à cette mesure avancée par le patronat, cela ne peut, en un coup de baguette magique, rééquilibrer l’ensemble du texte : ils proposent une surcotisation sur une partie des contrats précaires, et, en compensation, demandent de nouvelles exonérations de cotisations sociales pour les entreprises. Au final, le Medef se remet dans la poche 50 millions d’euros. On est à côté de l’objectif, qui était de faire en sorte que de nouvelles ressources pour l’assurance chômage soient dégagées, alors que c’est l’explosion des contrats courts qui pèse sur l’Unedic. Le Medef a encore une fois détourné une revendication syndicale.

Quelles dispositions sont selon vous les plus dangereuses ?

Agnès Le Bot. Il y a le contrat intermittent, nouvelle fragilisation du CDI, généralisable dans les entreprises de moins de 50 salariés. S’agissant du temps partiel, il n’y a pas d’encadrement : au contraire, c’est un nouveau saut vers plus de modulation du temps de travail, au profit de l’employeur, et plus d’incertitude pour le salarié. Deuxièmement, toutes les procédures en matière de licenciement collectif sont passées à la moulinette : avec les accords dits de « maintien dans l’emploi », on a une tentative de destruction des possibilités de résistance qui demeurent à l’heure actuelle, comme on le voit chez Fralib, ArcelorMittal, etc. Troisièmement, il y a un affaiblissement très grave des possibilités de recours en justice des salariés, une volonté d’assurer l’impunité des employeurs…

N’y a-t-il pas des points positifs à retenir, telle la généralisation de la couverture santé ?

Agnès Le Bot. Certes, mais cela ne fait pas l’équilibre avec le reste : cela va peut-être contribuer à soigner les dégâts occasionnés par cet accord, mais ça ne va sûrement pas faire baisser le chômage et reculer la précarité. Quant aux droits rechargeables à l’assurance chômage, ils seront financés par les chômeurs eux-mêmes, on prend à Jacques pour donner à Paul.

Vous estimez maintenant que « la partie n’est pas terminée ».

Agnès Le Bot. Tout n’est pas fini car il va y avoir un projet de loi. Les parlementaires doivent être en situation de ne pas transcrire à l’aveugle un projet qui fragilise un peu plus les salariés. Nous voulons donc informer, mobiliser, mettre les salariés en situation de pouvoir intervenir auprès de leurs élus pour qu’il y ait un projet de loi d’une autre nature, qui permette d’obtenir des avancées réelles en termes de maintien dans l’emploi et de lutte contre la précarité.

Un dynamitage du droit du travail pour les communistes !

"Nous, nous n'accepterons pas en tant que parlementaires de transcrire cet accord en l'état", a affirmé Pierre Laurent ce mardi. Le sénateur communiste appelle le Parlement à "trouver d'autres bases" que cet accord trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats.

 Dans le projet d’accord sur la sécurisation de l’emploi, le patronat a fait carton plein sur la flexibilité et obtenu un maximum de dérogations au Code du travail.

L’accord « conduit les salariés à devoir accepter le chantage patronal des baisses de salaires », dénonce Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Pour André Chassaigne, le président (PCF-Front de gauche) du groupe de la gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale, « cet accord ne règle pas le problème des suppressions d’emplois massives et des fermetures de sites. Son contenu se situe dans l’adaptation aux exigences du patronat. En cas de licenciement, les procédures de recours devant la justice seront atténuées. Il faut étendre les pouvoirs des salariés, leur donner la possibilité réelle de faire valoir des propositions alternatives en cas de menace sur l’emploi ». Pour André Chassaigne, il en va donc de la responsabilité du législateur, qui doit épauler les salariés dans le rapport de forces défavorable qui les opposent au patronat. 

Décryptage (cliquez sur le lien): .http://www.humanite.fr/social-eco/512736


Jean-Luc Mélenchon : Jour sombre. Fête au MEDEF !

C’est un jour sombre que celui de cet « accord » dit de « Wagram ». Le prétendu « compromis historique » annoncé avec emphase par François Hollande au cours de sa première conférence de presse de l’Elysée a fonctionné comme un traquenard. Il est quasiment hors sujet de la question de la fameuse « flexisecurité » et personne n’aura l’audace de prétendre qu’il soit de nature à faire créer un seul poste de travail dans le pays. Par contre c’est une nouvelle étape cruciale dans le démantèlement de l’ordre public social et le renversement de la hiérarchie des normes sociales. Mais les députés ont le dernier mot. C’est leur vote qui décide. Ceux de gauche sont mis au pied du mur

Voir le blog de JL Mélenchon (cliquer sur le lien) : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/01/14/donne-moi-ta-montre-je-te-donnerai-lheure/

 

Accord également critiqué par la gauche du PS : 

Cet accord,  conclu, côté syndicat,  par la CFDT, la FFTC et la CGC et refusé par la CGT et FO, n’est pas majoritaire et non valide dans l’esprit de la loi sur la représentativité syndicale, comme le font remarquer des élus de « l’aile gauche » du PS, qui ajoutent que « les choix faits par les négociateurs de cet accord ne sont pas tous compatibles avec les engagements prix par la gauche » lors des dernières élections. Ils  refusent pour le parlement le rôle de chambre d’enregistrement de cet accord que voudrait assigner l’exécutif.

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:10

Communiqué du PCF :

Mali : « L’intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

 

Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

Le Parti communiste français

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:44

 

photo pétition expulsion

Communiqué du Front de gauche

(PCF, PG, citoyennes et citoyens) de Boulogne-Billancourt

 

Menaces d’expulsion pour quatre familles des squares

de l’Avre et des Moulineaux de la cité Pierre Grenier

 

Le journal « Le Parisien » titrait en « une » vendredi 11 janvier 2013 :

 

LOGEMENTS SOCIAUX : FAUT-IL EXPULSER LES PARENTS D’ENFANTS DELIQUANTS ?

 

Sollicités par des membres des familles menacées et des militants du Front de gauche de Boulogne-Billancourt, 460 locataires ont déjà répondu NON en signant la pétition de solidarité qui leur a été proposée. La collecte de signatures se poursuit, n’en déplaise à M. Dupuy, maire de Suresnes et président de l’office HLM, qui, hier soir sur F3 Régional Ile de France, insultait les signataires de la pétition en les accusant de soutenir des délinquants.

 

Les signataires, tout en affirmant, à juste titre qu’ils aspirent à vivre dans la tranquillité, ne comprennent pas que l’on veuille infliger la double peine aux parents, frères et sœurs qui n’ont ni commis, ni cautionné des actes de délinquance.

 

Ceux des enfants qui ont été mêlés à des trafiques de drogue ont déjà été condamnés à des peines de prison.

 

Cette action de la justice était fondée. Mais aujourd’hui les membres de ces familles qui habitent la cité ne posent aucun problème. Ils travaillent, étudient à l’université ou sont scolarisés à Boulogne en primaire et au collège. Il n’y a aucun retard de loyer.

 

Quelle gloire tirerait les pouvoirs publics et l’office HLM des Hauts de Seine à jeter à la rue ces hommes et ces femmes dont beaucoup sont jeunes ou très jeunes ?

 

Il est évident que ces familles seraient déstabilisées avec des conséquences sur l’activité professionnelle des unes et la scolarité des autres.

 

Les familles refusent cette injustice et sont bien décidées à continuer leur combat et la visibilité médiatique donnée à leur situation   les encourage.

 

Elles peuvent compter sur le soutien des militants du Front de gauche. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour leur défense.

 

Vous pouvez signer cette pétition et la renvoyer à : Front de gauche 18 rue Heinrich - 92100 - Boulogne-Billancourt  ou la signer en ligne 

signez la pétition en lignelink

 

 

SOLIDARITE AUX FAMILLES

DES SQUARES DE L'AVRE ET DES MOULINEAUX

MENACEES D'EXPULSION

En signant cette pétition, nous tenons à exprimer notre refus de l’injustice

Nous aspirons à vivre dans la tranquillité et nous ne cautionnons pas la délinquance. 

Mais nous n’acceptons pas que des parents et leurs enfants soient jetés à la rue parce que certains membres de leur famille ont été impliqués dans un trafic de drogue.

Cette punition collective est inadmissible

 

Par notre signature nous exprimons notre solidarité et nous demandons aux pouvoirs publics d’arrêter le processus d’expulsion. Il s’agit du sort d’êtres humains qui sont aujourd’hui dans l’angoisse du lendemain.

 

 

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:09

Trois Français sur quatre hostiles à la suppression des CDI

 

"Si François Hollande devait accepter un texte signé par le Medef et quelques syndicats seulement, l’histoire Antisociale avec un grand « A » serait au rendez-vous de ce gouvernement", estime Jean-Emmanuel Ducoin dans l'édito de l'Humanité de ce jeudi.


Près des trois-quarts des Français, avec en tête les sympathisants de gauche, sont opposés à la suppression du CDI (contrat à durée indéterminée) selon un sondage BVA publié jeudi, alors que reprend pour deux réunions de la dernière chance, la négociation patronat-syndicats sur la réforme du marché du travail.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 12:28

 

 

 

Dans l'Humanité ce mercredi: tandis que le sentiment d’appartenir à une classe sociale se maintient à un niveau identique aux années 1980, une large majorité de Français estime que la lutte des classes n’est pas un mythe, selon l’étude de l’Ifop que nous publions dans notre édition de ce mercredi.

La lutte des classes existe, c’est l’opinion de 64 % des Français, selon l’enquête de l’Ifop réalisée du 20 décembre au 4 janvier pour l’Humanité. Malgré les apparences et le discours dominant, ce jugement a pris de l’ampleur depuis les années 1960: en 1964, seuls 40 % des Français interrogés jugeaient qu’elle était une réalité, et 44 % en 1967.

  • Question: Estimez­‐vous qu’en France, à l’heure actuelle, la lutte des classes est une réalité?

A l’inverse, le sentiment d’appartenir à une classe sociale se tasse légèrement: ils étaient respectivement 61 % puis 59 % à l’éprouver en 1964 et 1967, contre 56 %, en 1987 comme en 2013.

  • Question: Avez­‐vous le sentiment d’appartenir à une classe sociale ?

N’en déplaise à Warren Buffett - le milliardaire américain qui affirmait il y a quelques années l’existence de cette lutte que sa propre classe était, selon lui, en train de gagner - c’est parmi les catégories populaires (employés et ouvriers) que la perception de ce conflit comme une réalité est la plus partagée.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 14:01

 

 

Le FMI le confirme : l’austérité était une erreur de calcul

C’est un rapport étonnant, un mea culpa chiffré et analysé, que deux éminents économistes du FMI ont publié. Il dit clairement que l’austérité est une erreur. La faute à la mauvaise conception d’un modèle informatique de prédiction économique. 

Ils justifient globalement d'avoir plongé 26 pays dans une mortelle crise austéritaire par une erreur de modèle mathématique. Ces économistes sont restés persuadés que leur domaine est une science dure, donc qu’on peut prédire et démontrer avec des équations. Et ils se sont éminemment trompés. Ils reconnaissent ainsi dès l’introduction que leur modèle n’a pas pu prévoir ni le niveau des taux d’intérêts ni l’effet de l’austérité sur la consommation intérieure. Confrontés à la réalité, ils reconnaissent également que leur modèle a grandement sous-estimé la hausse du chômage. Et donc toute la prédiction est biaisée, des investissements privés aux recettes fiscales des états.

Pardon pour les morts, c’était une erreur de calcul 

“Forecast Error of ΔYi,t:t+1 = α + β Forecast of ΔFi,t:t+1|t + ε i,t:t+1” Voilà à quoi ressemble l’équation qui a été incapable de faire le lien entre coupe budgétaire des Etats - les fameuses "économies" exigées sous la menace - et baisse de rentrée fiscale. C’est le « multiplicateur fiscal », outil économique qui a plus ou moins montré qu’il fonctionnait entre la seconde guerre mondiale et 2008, mais qui est incapable de prévoir l’ampleur des effets d’une panique généralisée ou d’une franche baisse de moral des populations.
Le FMI avait déjà constaté une faute dans les modèles appliqués à la Grèce. Il remet en cause désormais tous les modèles appliqués à 26 pays européens.

Une erreur qui ne sert pas de leçon

Si reconnaître l’erreur, ou plutôt ouvrir les yeux et se confronter à la réalité, reste une avancée pour le FMI, l’institution ne tire pas les leçons de son erreur. Les économistes ne remettent pas fondamentalement en cause l'austérité, juste son intensité, ils restent convaincus qu’il suffit d’adapter leur modèle de calcul, finalement en accroissant la variable « facteur humain ». Ils ne voient pas l’absurdité que c’est d’imposer par la menace des politiques globales à des pays sur simple résultat d’un algorithme.

"Ce que nous voulons simplement rappeler, c’est que les décisions humaines engageant l’avenir sur le plan personnel, politique ou économique ne peuvent être inspirées par une stricte prévision mathématique, puisque la base d’une telle prévision n’existe pas" disait un certain Keynes en 1936.

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 11:23

  depardieu.jpg

On se plaint, on se plaint, mais d'autres souffrent plus que nous...
En ces périodes de fin d'année, pensons aux plus défavorisés et accueillez un demandeur d'asile chez vous !
Invitez-le à votre table et partagez un peu de votre repas avec lui, son sourire et la joie d'être accueilli seront votre plus beau cadeau pour l'an nouveau !

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:24



Nos vœux, par Patrick le Hyaric, directeur de l’Humanité

Nous adressons à chacune 
et à chacun d’entre vous ainsi qu’à vos proches nos vœux les meilleurs pour l’année nouvelle qui commence. Nous le faisons avec 
la part de rêves et de lucidité nécessaire. Nous savons qu’alors que de toute part on annonce une année 2013 difficile, il faudra s’unir pour agir afin 
de changer les rapports de forces sociaux, économiques, politiques pour que ce soit à gauche que s’oriente 
le changement. En s’enfermant dans le seul projet 
du rétablissement des comptes publics, François Hollande n’a pas créé, lors de ses vœux, l’élan nécessaire à une mobilisation nationale qui permettrait d’endiguer la vague du chômage.

L’ambition ne sera accessible qu’avec 
de la justice, de la solidarité, de nouveaux droits des travailleurs dans l’entreprise, afin de promouvoir d’abord le travail et non plus la rente des grands actionnaires 
et des banquiers, une réforme fiscale et bancaire digne 
de ce nom ou la réorientation de l’Union européenne. Cela se heurte évidemment aux intérêts des oligarchies. Mais la gauche est précisément la gauche parce qu’elle n’est pas 
de ce côté mais de celui 
du peuple. Ce n’est pas 
la recherche d’une sorte 
de compromis historique qui devrait être à l’ordre 
du jour. L’inversion 
de la courbe du chômage 
ne deviendra possible qu’en sortant du carcan 
de l’austérité budgétaire et salariale. Le gouvernement 
a le devoir et le pouvoir de résister aux pressions des droites, des puissances d’argent et des institutions internationales. 
Il ne doit pas s’engager dans les projets de suppression 
du Smic pour le remplacer par un super RSA, ni dans 
un nouveau recul de l’âge ouvrant le droit à la retraite, 
ni dans un système de flexibilisation à outrance du travail, ni abdiquer devant les pressions du Conseil constitutionnel qui voudrait saboter toute réforme vers la justice fiscale. S’il manifestait une volonté affirmée de changement progressiste, le pouvoir réunirait autour de lui toute 
la gauche et l’écologie politique ; une majorité agissante 
et combative pour ouvrir dans l’histoire de la France 
et de la gauche l’indispensable nouvelle page 
du progressisme français.

Les classes dominantes s’appuient sur la crise qu’elles ont elles-mêmes provoquée pour plier encore plus le monde, la vie humaine, l’environnement aux canons de l’ultracapitalisme destructeur. 
Ce pouvoir ne doit pas y prêter main-forte. C’est à un nouveau projet que devraient s’atteler toute la gauche 
et l’écologie politique pour faire face à la nouvelle période historique, où la lutte entre le capital et le travail va considérablement s’aiguiser, où de nouveaux dangers pèsent sur l’environnement, où l’arme nucléaire constitue une terrible menace pour toute l’humanité.

Ce siècle appelle un nouveau mariage entre 
la justice fiscale et sociale, d’autres manières 
de produire et de consommer pour résorber une dette écologique qui peut être mortifère. La coopération entre les êtres humains doit supplanter une concurrence folle, avec un nouvel âge pour la démocratie s’appuyant sur la souveraineté et l’intervention populaire. Rien ne se transformera vraiment sans que la démocratie d’intervention devienne le but et le moyen de tout processus de changement pour inventer l’indispensable « après-capitalisme ». Tel nous semble devoir être 
le chemin d’une vie meilleure, d’un monde solidaire, d’une fraternelle humanité. Bonne année.


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