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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 22:36

Patrick Le Hyaric, directeur de rédaction à l'Huma, revient de Gaza et nous livre son témoignage :

"Nous revenons de Gaza. Avec quelques amis, responsables associatifs, élus, dont le président du groupe de la Gauche unitaire européenne, Francis Wurtz. À l’opposé d’un récit dont on a fait grand bruit la semaine dernière, nous ne sommes pas entrés à Gaza dans un char israélien.

Nous sommes entrés, à pied, par la porte de Rafah, à la frontière avec l’Égypte après une dizaine heures d’attente. Nous avons choisi délibérément de visiter les habitants, d’écouter leurs témoignages dans les quartiers et les camps de réfugiés. Ce que nous avons vu et entendu dépasse tout ce que nous pouvions imaginer.

C’est effroyable ! Loin de frappes dites chirurgicales dont on nous parle parfois, nous avons découvert sur des kilomètres et des kilomètres de véritables paysages de désolation, des familles meurtries, décimées. Maisons, usines, bâtiments officiels, entrepôts de médicaments, garages de voitures d’occasion semblent avoir été laminés par un tremblement de terre.

Ailleurs, ce sont des fermes et des poulaillers détruits, dégageant une odeur pestilentielle de mort et de décomposition ; vergers d’oliviers ou de palmiers, serres, champs d’orge écrasés sous les chenilles des bulldozers et des chars israéliens. Dans un autre village, c’est la station d’épuration d’eau que les chars israéliens ont pulvérisée. Où est la lutte contre le Hamas et le terrorisme dans ces actes ? Nulle part ! La volonté est d’affamer, de priver d’eau et de soins une population déjà en dessous du seuil de pauvreté pour terminer l’horrifiant travail des bombardiers et des chars. On attise les haines et la misère, véritables terreaux du terrorisme.

Les témoignages que nous avons recueillis montrent que les bombardements n’avaient pas pour objectif de détruire le Hamas ni de capturer ses dirigeants. À Jabalaya, un homme croisé dans la rue tente de nous raconter comment le déluge de feu descendu du ciel l’a surpris avec sa famille sans qu’il n’y ait eu d’alerte préventive. Il a tout perdu, maison et famille. Il sort de l’hôpital. Après son récit, il nous pose cette question : « Pourquoi un Palestinien n’est pas en sécurité dans sa propre maison ? » Mais il y a pire encore. Des pères de famille nous ont raconté comment des soldats israéliens ont tué devant eux leurs enfants. Des petites filles qui n’avaient pas dix ans ont été froidement abattues. Quand des voisins ont tenté de porter secours, ils ont eux aussi été passés par les armes. Nous posons la question avec gravité et solennité : comment qualifier tout cela ? Depuis quelques jours, d’autres journaux que le nôtre racontent de telles tueries. Quels sont les véritables buts du gouvernement israélien ? Il savait qu’en toutes circonstances les bombardements tueraient des femmes, des enfants innocents. Là, nous sommes encore audelà de cela. Nous ne sommes vraiment pas dans la situation où des militaires combattent d’autres militaires.

Il s’agit de l’une des armées les plus puissantes du monde qui massacre avec froideur, en toute impunité, des civils, souvent membres d’une même famille. Israël bafoue le droit en utilisant des bombes interdites par les lois internationales.

Cela ne peut se qualifier autrement que par l’expression « crime de guerre ». Ce que nous venons de voir nous conduit à réclamer avec force la mise en place d’une commission internationale d’enquête des Nations unies sur ce qui s’est réellement passé à Gaza. Nous sommes aussi bouleversés par ces dizaines de femmes qui viennent de passer une nouvelle nuit les unes contre les autres avec leurs enfants sur de simples tapis de sol. « On veut une maison pour vivre », disent-elles justement ! Pour que leur maison soit reconstruite, il faut la levée du blocus. Cela devient un enjeu vital. Au lieu d’expédier une frégate supplétive de l’armée israélienne, la France doit agir dans ce sens. Une aide internationale répondant aux urgences médicales et sanitaires doit être organisée et une aide à la reconstruction décidée.

L’Union européenne doit user de tous les moyens dont elle dispose. La mise en sommeil des accords d’association Europe-Israël est l’un des moyens de pression.

Avec l’Europe et d’autres pays, la nouvelle administration américaine doit en faire l’un des grands objectifs internationaux immédiats. De la résolution de ce conflit dépendent en grande partie le paysage du monde à venir et la paix mondiale. Pour faciliter cette négociation, une force de protection internationale doit assurer la sécurité aux frontières.

Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas seulement le prolongement d’une trêve aléatoire. Il s’agit d’ouvrir la possibilité au peuple palestinien de disposer d’une terre, d’un État dans les frontières reconnues en 1967. Cela suppose qu’on cesse de tergiverser pour gagner du temps, de diviser les Palestiniens, de les coloniser, de les barricader, de les humilier, de les massacrer. Et pas de faux-semblants ni de fausses solutions qui conduiraient encore à réduire l’espace pour un tel État.

La question est simple : il faut appliquer le droit international. Cette fois c’en est trop ! L’impunité vis-à-vis de la direction israélienne doit cesser immédiatement. Une commission d’enquête internationale doit dire la vérité au monde. Le gouvernement et l’armée israélienne doivent répondre de leurs crimes et être contraints de venir à la table de vraies négociations, pour la sécurité dans la région et deux États vivant côte à côte dans la paix.

C’est un devoir. C’est l’espoir. Celui que nous avons lu dans les yeux et les beaux sourires de tous ces enfants de Gaza."

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:56

La Coordination lycéenne 92sud, formée depuis quelques temps, regroupe de nombreux lycéens issus du sud des haut de seine, prêts à défendre l'éducation nationale, et tous les autres services publiques :


APPEL
À LA GRÈVE GÉNÉRALE À PARTIR DU 29 JANVIER

 

 

  Les manifestations, qui se sont déroulées tout au long du mois de décembre montrent bien l'angoisse de la jeunesse face à son avenir. En effet, les inquiétudes y sont très nombreuses tout comme les espérances. Nous voulons une vraie réforme dans l'intérêt des lycéens et de leur avenir. Nous voulons une réforme visant à ouvrir l'esprit à la critique et à la réflexion par soi-même. Nous ne voulons pas être formatés à un système individualiste, prônant le profit au détriment de la personne.

 

  Quelle est la motivation du gouvernement ? La suppression de la carte scolaire et l'autonomie des universités montrent sa volonté d'écarter une partie de la population de l'éducation. De Plus, les suppressions de postes (au moins 85 000 d'ici 2012) ne peuvent être bénéfiques à une meilleure éducation. La politique hypocrite du gouvernement est d'annoncer des économies sur l'éducation, alors qu'il augmente le budget de l'armée pour 2009 et dépense plus de 500 millions pour la reconduction à la frontière des sans-papiers pour 2008.

 

  Nous ne nous sentons pas uniquement concernés par les attaques envers l'éducation.

Nous nous battons aussi pour :

- que chaque personne puisse être logée dans des conditions décentes. 

- que chaque personne puisse vivre dignement de son salaire et qu'elle ne subisse pas la crise économique, engendrée par la course aux profits dans les hautes sphères de la société.

- que de réels efforts soient fait en matière d'environnement.

 

La casse des services publics est une politique mondiale préconisée par les grands organismes multinationaux (OCDE, FMI …), nous devons lutter ensemble, en solidarité avec tout les autres peuples et secteurs en lutte pour sauvegarder un service public de qualité. Nous dénonçons aussi l'inaction de le Pays des droit de l'homme face au non respect de ceux-ci dans le

monde. Toutes ces politiques rentrent dans un système global et c'est celui ci qu'il faut

changer. Les faits sont la, les alternatives existent et sont nombreuses ! Agissons !

 

  Étudiants, salariés, lycéens, chômeurs, mal-logés, sans-papiers, immigrés, nous tous

citoyens du même monde, descendons tous ensemble dans les rues pour  défendre nos droits et notre avenir pendant la GRÈVE GÉNÉRALE DU 29 JANVIER !

 

RDV 12h30 MONTPARNASSE (lycéens du 92sud)

      MANIFESTATION 14h BASTILLE

 

La coordination 92Sud : Lycée Monod (Clamart), Ionesco (Issy-les-Moulineaux),Michelet (Vanves)

  Genevoix (Montrouge),Vernant (Sèvres),Prévert (Boulogne-Billancourt),Rabelais (Meudon)

 

Pour nous contacter : http://coord92sud.forumactif.net/forum.htm




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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:25

Un entrerien de Marie-George Buffet, tiré du site Humanité.fr :

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, estime que l’Europe peut être un outil pour sortir de la crise, à condition qu’elle s’émancipe de sa logique libérale.


Aujourd’hui et pour trois jours, les élus et les militants communistes vont à la rencontre des salariés pour débattre des solutions face à la crise. Pourquoi ?

Marie-George Buffet. Partout la situation se dégrade et la seule voix que l’on devrait entendre, c’est celle de Nicolas Sarkozy ? Ce n’est pas sérieux. Il ne peut être question de laisser le terrain à cette droite qui a plongé le pays dans la crise. J’étais hier devant l’usine PSA d’Aulnay. Nos parlementaires et les militants communistes de Seine-Maritime étaient lundi devant les usines Renault. Partout en France, nous pouvons investir les lieux de travail pour débattre avec les salariés de solutions réelles à la crise et aux difficultés éventuelles de leur entreprise, mais bien plus largement de la possibilité de faire face à ce système capitaliste qui a démontré sa nocivité et son incapacité à satisfaire les besoins humains.


Le plan de relance de Nicolas Sarkozy ne vous satisfait pas ?

Marie-George Buffet. Ce plan de relance ne vise en rien à sortir notre pays des logiques qui nous ont plongés dans cette situation. C’est un mélange de mesures symboliques et de nouvelles attaques contre les droits des salariés. Il dit faire céder les patrons sur leurs bonus. Mais il les conforte dans leurs stratégies du tout financier et les aide à pressurer toujours davantage l’emploi et les salaires : c’est bien aux salariés qu’ils veulent faire payer la crise. C’est pourquoi nous proposons un contre-plan de relance.


Quels en sont les grands axes ?

Marie-George Buffet. La priorité, c’est le soutien à l’emploi et la hausse des salaires et des revenus. Nous proposons pour cela la relance de grandes filières industrielles, notamment face aux délocalisations, grâce à une politique du crédit sélectif et à une fiscalité intelligentes, qui pénalisent la richesse détournée pour la spéculation et encouragent le développement de la recherche, de la formation et de l’emploi. Il faut aussi mettre à contribution les dividendes des actionnaires et reconnaître des droits nouveaux aux salariés à l’entreprise. Ensuite, il faut relancer l’investissement public. Je pense aux services publics mais aussi aux collectivités locales aujourd’hui visées par le gouvernement, et à qui il faut donner les moyens de répondre aux besoins des populations. Et ces investissements d’avenir, quand on voit les choix stratégiques des banques privées, seule la création d’un pôle financier public permettrait de les financer.


Mais toutes ces mesures ne font pas consensus à gauche. Y a-t-il plus de chances que par le passé, pour la gauche, de se rassembler et d’agir ensemble ?

Marie-George Buffet. On entend davantage la gauche ces derniers temps, sur le travail du dimanche, sur l’audiovisuel public et sur les droits du Parlement. Mais pour enclencher une dynamique réelle de changement, il nous faut porter un véritable projet de transformation sociale. Notre congrès y a travaillé. Nous avons notamment énoncé des propositions pour un nouveau mode de développement écologique, social et démocratique. Et ces idées, nous avons fait le choix de les faire avancer dans la société, en France et en Europe, par la construction de fronts progressistes les plus larges. Nous portons ainsi cette démarche dans toutes nos rencontres, avec le PS, le nouveau Parti de gauche, le NPA… Et nous la faisons vivre dans le débat populaire et citoyen, dans nos rencontres face à la crise comme dans les initiatives que nous pouvons organiser pour changer d’Europe.


Vous appelez à la constitution de fronts progressistes et citoyens, et en même temps on a l’impression que la gauche est plus divisée que jamais, notamment pour les européennes…

Marie-George Buffet. L’Europe est au coeur de tous les enjeux. On parle de la crise du système, mais la construction libérale de l’Europe en est pour une large part responsable. Au contraire, l’Europe peut être un outil extraordinaire pour sortir de la crise si elle décide une nouvelle orientation de la BCE, le développement des coopérations avec les autres continents, la promotion des droits sociaux… Ces élections obligent les partis de gauche à un positionnement clair. Soit on estime qu’on ne peut rien changer à cette Europe, et on accepte alors l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit ses forces se rassemblent sur de grandes orientations aptes à changer l’Europe. C’est ce qu’a proposé le PCF le 24 octobre. Certaines forces comme le Parti de gauche y ont répondu favorablement. Lors d’une rencontre avec ce parti, hier, nous avons décidé d’enclencher sans attendre cette dynamique pour un « Front de gauche pour changer d’Europe ». Pour élargir ce rassemblement, nous allons rencontrer ensemble les formations politiques portant cette même exigence. Nous avons prévu de premiers meetings de lancement de campagne et nous mettrons en place dès février un comité de liaison.


Vous venez d’évoquer le congrès du PCF. Ce qui a marqué ce congrès, ce n’est pas l’éclatement promis dans les médias, mais à la fois une diversité et une volonté d’unité des communistes. Comment concilier ces exigences ?

Marie-George Buffet. Lors de ce congrès, les communistes ont fait preuve de responsabilité et de grande intelligence. Chacun a défendu ses options, mais toujours dans le respect des autres délégués et dans l’esprit d’avancer ensemble. Cela a permis un débat constructif, dont nous sortons sans fracture dans un parti rassemblé. Un choix très majoritaire a été effectué sur la résolution finale. Cela ne veut pas dire que chacun doive renoncer à ce qu’il pense, mais les communistes nous ont donné un mandat que nous allons mettre en oeuvre avec dynamisme et détermination. Et pour cela nous ferons vivre la diversité d’approches en notre sein, le débat entre nous, tout en n’en restant pas à une juxtaposition de ces diversités. Le Conseil national doit être un lieu de débat et de construction de commun, et je crois que le congrès nous le permet.


Vous appelez à la constitution d’un front pour la défense des libertés. Pensez-vous qu’on assiste à une dérive dangereuse sur ce plan ?

Marie-George Buffet. Sans faire de surenchère, je veux alerter, car de loi en loi le pouvoir est en train de grignoter toute une série de droits et de libertés. Nicolas Sarkozy veut bâillonner le Parlement en limitant le temps des débats publics et en attaquant le droit d’amendement. Après la fermeture de tribunaux, la suppression du juge d’instruction au profit du parquet met en cause l’indépendance de la justice. Sans oublier les lois réprimant l’immigration ou le droit de grève, les attaques contre la presse, l’audiovisuel public, le monde associatif, mais aussi contre le sport. C’est tout ce qui fonde la vie démocratique et associative qui est touché. C’est pourquoi j’ai appelé au congrès à la création d’un front progressiste pour la défense des libertés et de la démocratie, et nous allons prendre pour cela contact avec toutes les organisations concernées.


Ce début d’année a aussi été marqué par le retour de la guerre au Proche-Orient…

Marie-George Buffet. Les canons se sont tus, mais nous sommes très loin de la paix dans la région. L’urgence est humanitaire. Elle est la fin du blocus contre Gaza. Mais l’urgence est tout autant de construire une paix durable fondée sur le respect du droit, celui du peuple palestinien à un État souverain dans les frontières de 1967, le droit d’Israël et de la Palestine à vivre dans la sécurité et la coopération. Pour cela, la France et l’Union européenne doivent jouer un rôle actif pour construire une nouvelle donne politique et pour le maintien de la paix, notamment par l’installation d’une force de protection internationale.

Le 29 janvier aura lieu une vaste mobilisation syndicale unitaire. Pensez-vous que les salariés puissent marquer des points dans les semaines à venir face au gouvernement ?

Marie-George Buffet. Oui je le crois. La droite a reculé sur le lycée, elle est hésitante sur le travail du dimanche. Ce qui est nouveau en cette rentrée, c’est qu’il n’y a pas simplement des combats « dos au mur ». On assiste à une prise de conscience large que la gravité de la crise appelle de nouvelles avancées sociales et démocratiques. Le pouvoir le sent bien d’ailleurs, en essayant de convaincre les citoyens de courber le dos et d’attendre des jours meilleurs. Les organisations syndicales portent la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’avenir de la poste, qui sont autant de luttes offensives. La journée du 29 va être une étape extrêmement importante, et le PCF va y contribuer, en tant que force politique, dans les manifestations.

Entretien réalisé par Sébastien Crépel et Jean-Paul Piérot

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 08:01
Le seuil des 1000 morts palestiniens, presque 5000 blessés, est atteint, et sera surement depassé dans quelques heures ...

Voilà maintenant 20 jours que l'armée israelienne pilonne la bande de Gaza, la privant d'electricité et de vivres par la même occasion.
Les soldats et les chars israeliens continuent leurs percés dans le territoire palestinien.
Malgrès toutes les manifestations hostiles à cette opération dans le monde, les positions de Tsahal restent inchangées.
L'espoir viendrait d'un plan de cessez-le-feu proposé par l'Egypte. 
Aujourd'hui, le Venezuela a coupé ses relations diplomatiques avec Israel en soutien au peuple palestinien, comme l'a fait la Bolivie il y a quelques jours.

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 07:46

INVITATION

 

 

Les sections du Parti Communiste Français et du Parti Socialiste de Boulogne-Billancourt vous invitent à une conférence-débat sur le thème suivant

 

Immigration, discriminations, racisme

 

L’année 2008 a été marquée en France par un record d’expulsions, par une chasse meurtrière aux sans papiers et des dérives importantes dans les pratiques de rétention, mais aussi par une importante grève des travailleurs sans-papiers, suivie de régularisations. Le gouvernement français tente d’imposer des accords de co-développement considérés comme néo coloniaux, car soumettant toute aide à la réduction de l’émigration. Le plan banlieue est un échec et la question des discriminations à caractère ethnique  et racial reste entière. L’Union européenne continue à fermer ses frontières.

Dans le cadre de cette conférence on essaiera de mettre en lumière, ce qui a changé, ou non, dans la situation de l’immigration, tant au plan du marché du travail que de sa place dans la société française.

 

 

Les conférenciers sont:

 

Nicolas Jounin, maître de conférence  en sociologie à  l’Université de Paris 8, auteur de Chantier interdit au public  La Découverte, 2008

 

Maryse Tripier, Professeur émérite de sociologie, Université Paris-Diderot, auteur avec Andrea Rea de Sociologie de l’immigration, La Découverte, réédition 2008.

 

La conférence se déroulera

Le jeudi 5 février

91 bis rue d’Aguesseau à 20H 

 

 

 

 

Merci de confirmer votre présence pour préparer la salle

A Xavier Duplat, mail :  XDUPLAT@saur.fr, ou à

Maryse Tripier, tel : 0609478927 mail : tripier@univ-paris-diderot.fr

 

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 13:00
Bonjour
 
Notre congrès, auquel j'ai participé en tant que déléguée du 92, vient de se terminer.
 
Ce congrès était annoncé par les média comme le congrès de tous les dangers avec la perspective d'un éclatement de nos forces. Dans son discours de clôture, MG Buffet avouait son inquiètude, partagée par un grand nombre de camarades, quant à l'issue de ce congrès.
 
Au final, il en ressort un sentiment de réel travail en commun avec la volonté d'aboutir à un texte adapté aux réalités de notre temps et offensif.  Malgré les divergences importantes sur le contenu des transformations à opérer dans nos pratiques et notre fonctionnement, la volonté de conserver un parti uni pour être plus efficace et plus rassembleur a été prépondérante.
 
Qu'il s'agisse des travaux "en ruche" ou des interventions générales, nous avons progressé dans notre façon d'échanger. Peu de discours décalés, beaucoup d'interventions réactives.
 
Le texte a été profondément remanié. 68% des congressistes ont approuvé l'ensemble du texte. La première partie "une nouvelle époque, un autre monde" a été  largement réecrite en intégrant largement les remarques des camarades sur la crise financière.  Idem pour la deuxième partie concernant "un nouveau projet" dans lequel nous affirmons plus clairement notre projet de société tout en précisant notre démarche pour y parvenir. La grande majorité des congressistes a salué la prise en compte par la commission des amendements déposés. Un grand nombre d'amendements non retenus par les conférences fédérales et reproposés en séance ont été adoptés. A ce titre, les amendements de notre section ont tous été pris en compte. Les congressistes ont également salué le travail de Pierre Laurent qui s'est montré ouvert et constructif.
 
Concernant la troisième partie "le parti" les débats ont évidemment fait apparaître des divergences plus profondes. Un souhait majoritaire a été de trancher (conserver le PCF) et ne de plus reporter à plus tard les décisions importantes. Volonté de renouveler profondément nos directions, les rajeunir, renforcer la souveraineté des adhérents, privilégier les structures horizontales. Avoir un conseil national actif, réactif qui soit un vrai organe de décisions et d'action. Nécessité également de revoir nos statuts pour mieux prendre en compte la diversité d'opinions.
Respect et écoute ont été prépondérants pendant les débats. A souligner l'intervention remarquable d'André Chassaigne pour dédramatiser la présence de listes alternatives. "C'est sur le terrain que nous nous retrouverons tous" et de citer le poème d'Aragon "Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat ..."
 
malgré les longues discussions en commission, il n'a pas été possible de parvenir à un accord sur une liste commune. Les congressistes avaient donc le choix entre 4 listes.
 
M G Buffet, MP Vieu, C Marchand et A Gérin. Les trois listes alternatives ont justifié le maintien de leur liste en expliquant leur désaccord concernant le texte. Pour Marchand, le désaccord portait davantage sur ses propositions non retenues de camarades au CN. Pour MP Vieu, le texte est insuffisant sur l'ampleur des transformations à opérer. Il nous faut nous métamorphoser pour aboutir à une force communiste. Ce terme n'a pas été retenue dans le texte. Pour André Gérin, la souveraineté des communistes n'est pas assez affirmée et nos erreurs de stratégie (mutation, collectifs anti libéraux, ne sont pas dénoncées.
 
Au final ont obtenu MG Buffet 67%, MP Vieu 16%, Gerin :  9%  Marchand 5%
 
Nous ne savons pas encore combien de représentants auront chacune de ces listes au CN. Leur nombre sera proportionnel aux résultats obtenus mais viendra s'ajouter à à la liste de MG Buffet (environ 88 femmes et 89 hommes). Nous aurons donc un CN qui depassera les 200 membres malgré le souhait de vouloir réduire fortement le nombre de membres.
 
Dans son discours de cloture MG Buffet a confirmé la mise en place rapide d'un collectif de direction avec P Laurent à sa tête. Elle envisage de rester encore quelque mois secrétaire afin d'aider au démarrage du collectif puis de passer la main.

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:45
Des centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés, partout dans le monde, samedi 9 janvier, en soutien au peuple Palestinien.

A Paris, nous étions entre 30 000 et 100 000 rassemblés, pour dénoncer les crimes de guerre perpetrés par l'armée de Tsahal.

Pour Rappel, Israel a débuter ses opérations depuis 17 jours déjà, faisant plus de 900 victimes, femmes, enfants, civils pour la plupart, et plus de 4000 blessés.

Et la situation ne risque pas de s'arranger puisque Tsahal intensifie ses opérations et envoie maintenant ses réservistes au front.

Une nouvelle date de rassemblement a été fixé à Paris, Rendez-vous donc mercredi 14 janvier à 18h devant l'ambassade américaine (métro Concorde).
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