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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 14:08

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Les clubs de foot professionnels anonce une grève fin novembre. Le lobbying des patrons du football contre l’application de la taxe à 75% sur les revenus de plus d’un million d’euros est scandaleux. En guise de première intervention sur le sport depuis le début de sa mandature et en réponse à ce chantage injustifié, le président de la République a décidé de recevoir les patrons de clubs de foot.

Face à cette double provocation, le malaise est profond dans le mouvement sportif .

Les records en matière de salaires et d’indemnités de transferts d’une minorité de stars explosent à chaque mercato et occultent la précarité du plus grand nombre des travailleurs sportifs. Comment expliquer des salaires et des indemnités de transferts de plusieurs dizaines de milliers d’euros ? Engageons une opération vérité sur la nature de l’argent privé qui circule pour découvrir d’où viennent ces sommes colossales et qui peut mettre tant d’argent dans les transferts et les salaires des joueurs. Par exemple, examinons d’où provient la richesse du nouveau propriétaire de l’AS Monaco. Trouvons une explication sur l’accession à la propriété du PSG de la monarchie du Qatar, pour qui l’esclavagisme est le seul Code du travail dans la construction des stades pour la Coupe du monde de football de 2022.

Comment le pays des droits de l’homme peut-il fermer les yeux sur un tel scandale, mis au jour par des journalistes et des syndicalistes ?

Depuis l’arrêt Bosman en 1995 et la libéralisation du marché des footballeurs, le montant total des transferts en Europe est passé de 400 000 euros à plus de 2 milliards d’euros. Plusieurs enquêtes démontrent que c’est l’un des marchés les plus dérégulés de la planète, avec une mainmise de la finance et une avancée inquiétante de la corruption et du blanchiment d’argent lié aux paris sportifs.

Tous ces faits invitent à retrouver le chemin de l’implication citoyenne. Pourquoi ne pas élargir la réflexion à des assises nationales ouvertes à tous ? A l’instar de l’appel lancé par la Confédération syndicale internationale (CSI), exigeant de la FIFA qu’elle fasse du respect des droits des travailleurs la condition pour la tenue de la Coupe du monde au Qatar, il faut développer les initiatives pour aider à l’émergence d’un mouvement de contestation qui replace le football au sein des questions sociales et des exigences démocratiques.

Des mesures politiques concrètes doivent être discutées : instaurer des salaires plafonds et une échelle des rémunérations, mettre fin au mercato et aux agents maquignons, interdire les paris sportifs, créer une autorité administrative de contrôle de gestion des clubs indépendante des fédérations et des ligues professionnelles. Un club sportif ne devrait plus être géré comme une entreprise, mais comme un organisme relevant d’une mission de service public et répondant à des critères de gestion d’efficacité sociale. Ses acteurs, notamment la structure associative, les éducateurs sportifs et les associations de supporteurs, devraient être au cœur d’un fonctionnement démocratique et citoyen. Le football est notre bien commun.

 

Nicolas Bonnet, Responsable de la commission Sport au PCF

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:20

UN APPEL DE

PIERRE LAURENT

secrétaire national du PCF

 

L'expulsion de la jeune collégienne Leonarda est une honte pour la République.

 

Les conditions de cette expulsion ajoutent à l'indignité de cet acte qui disqualifie les politiques conduites par Manuel Valls.

 

J'exige du Président de la République un engagement solennel et immédiat de stopper sans délai toute expulsion de jeunes étrangers scolarisés, mineurs ou majeurs, dans notre pays.

 

J'appelle à prendre des initiatives dans tout le pays, à pétitionner et à manifester aux côtés des associations pour obtenir cet engagement au plus vite.

 

C'est la seule manière de laver l'affront que viennent de subir les valeurs de la république.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:16

 

Déclaration du Front de Gauche de Boulogne-Billancourt

 

Le 8 octobre 2013, la cour d’appel de Versailles a prononcé la résiliation du bail liant l’Office public départemental de l’habitat des Hauts de Seine à deux familles habitant les squares de l’Avre et des Moulineaux.

 

Des juges ont prononcé une sentence, pour autant, peut-on parler de justice quand une décision risque de jeter à la rue plusieurs familles ? N’est-il pas injuste de se retrouver un matin sur le trottoir sans savoir où aller ? Cette violence légale ne peut laisser personne indifférent.

 

Avoir un toit, c’est aussi un droit.

A quelle justice faut-il s’adresser pour faire respecter ce droit ?

 

Il est important de rappeler qu’en 2011, le Tribunal d’Instance de Boulogne avait débouté l’office départemental des Hauts de Seine de sa demande d’expulsion des familles, considérant que si elle était ordonnée, elle aurait des conséquences graves pour les autres membres de la famille.

 

Ces familles vivent maintenant dans l’angoisse. Cela peut avoir des conséquences négatives sur la scolarité des enfants et la vie professionnelle des parents.

 

Compte tenu de cette situation nous exhortons les pouvoirs publics de mettre à profit la trêve hivernale pour rechercher une solution humaine en tenant compte que ces familles modestes disposent de faibles revenus.

 

Ces femmes, ces hommes et ces enfants ont toujours eu de bonnes relations avec leur voisinage et n’ont jamais commis d’actes délictueux. Leurs enfants délinquants ont été condamnés, ils ont donc payé.

 

Pourquoi s’acharner sur leurs parents, frères et sœurs ?

 

Cette double peine est inacceptable !

 

Plusieurs centaines de locataires des squares de l’Avre et des Moulineaux les soutiennent dans leur épreuve.

 

Le Front de Gauche de Boulogne-Billancourt réaffirme sa solidarité à l’égard des familles et appelle les citoyennes et citoyens épris de justice à exiger, avec nous, le respect de « l’humain d’abord ». 

 

                                                                  

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:46

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En ce début d’automne, les maires de droite des sept villes de GPSO vilipendent les hausses d’impôts nationales, certains parlant d’une véritable « hystérie fiscale ».

Il est vrai que dans la ogique de Bruxelles de réduction du défict public pour soutenir les marchés financiers, les hausses fiscales pratiquées par le gouvernement ont une dimension anti économique et anti sociale. Non seulement les recettes nouvelles sont dirigées vers la finance mais leur prélèvement ruine la consommation des ménages, aalentit la croissance et tarit la base fiscale qu'est la production de richesses.

Le Front de gauche ne cesse de demander une fiscalité plus juste en réaffirmant la nécessité d’une réforme de la fiscalité qui épargne les moins fortunés et taxe les plus riches.

Chacun de nous reçoit actuellement ses impôts locaux et constate qu’ils ont augmentés. Pour comprendre, retournons donc nos feuilles d’impôts fonciers et de taxe d’habitation et regardons la colonne intercommunalité ;  nous constatons que ceux qui font mine de se préoccuper de notre pouvoir d’achat, n’hésitent pas à faire passer le citoyen de l’agglomération GPSO à la caisse ! Car ces mêmes maires et leur majorité ont voté lors du conseil de la communauté d’agglomération GPSO du 28 mars 2013, la création d’une nouvelle taxe foncière GPSO de 0,65% et une hausse de la part GPSO de la taxe d’habitation de + 9 %.

Seuls les 12 conseillers communautaires de gauche ont voté contre.  

Au total sur les 11,5 millions d'€ de recettes fiscales supplémentaires 2013, 10,9 millions sortiront de la poche des ménages de GPSO, soit 95% de l'effort fiscal. Cette décision génère en  fonction des situations, une hausse des impôts locaux de 40 à 80 € par foyer. Et nous ne sommes pas non plus amnésiques ; la droite en son temps avait aussi la main lourde et une forte hausse de la TVA était prévue par le gouvernement Sarkozy, qui l’aurait appliquée s’il n’avait été écarté du pouvoir par les Français.

                                                                                              

Bernard Jasserand

Conseiller communautaire GPSO

Militant PCF-Front de Gauche

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:46

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Les effets du gel du barème voté par la droite
et reconduit en 2013 par le gouvernement PS

 

 

Une réforme fiscale est impérative pour combattre les inégalités, pénaliser la croissance financière des capitaux, les délocalisations, et à contrario, encourager les comportements favorables à la croissance de l'emploi et des richesses réelles. Redistribuer et impulser un nouveau mode de production des richesses, tel est le sens d'une réforme fiscale, levier d'une relance ayant en son coeur la refonte du système bancaire et de la politique du crédit, s'appuyant sur les mesures suivantes :

Un impôt sur le revenu de type universel à taux et au nombre de tranches relevées

Un impôt sur les sociétés progressif et modulé selon l'affectation des bénéfices

Un nouvel impôt territorial (taxe professionnelle) assis sur le capital des entreprises, taxant leurs placements financiers

Un impôt sur la Fortune au barème progressif réhaussé, intégrant les biens professionnels modulés en fonction des efforts consentis en matière d'emplois et de formation

Un recul de la pression fiscale sur la consommation (TVA, TICPE actuellement 60 % des recettes fiscales)

Une réforme de la fiscalité directe locale passant pr une véritable révision des bases d'imposition et le plafonnement de la taxe d'habitation

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:50

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"Pour nous la Retraite, c’est toujours 60 ans !» ,
"Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins!
"

.

Mercredi 9 Octobre - 19h30
Grand meeting IDF du Collectif Retraites 2013
2 rue Japy, Gymnase Japy, Paris 11e -

Métro : Charonne ou Voltaire (ligne 9)

..

Dans la continuité des « réformes » passées, la « réforme » Ayrault va appauvrir l’ensemble des retraités actuels et maintenir des salariés âgés en activité alors que le chômage des jeunes explose.

Alors que le débat parlementaire commence, nous vous invitons à participer à une grande soirée de débat citoyen pour la promotion d’alternatives solidaires à ce projet.

La bataille des retraites n'est pas terminée.

Les discussions se poursuivent, au sein des grandes confédérations syndicales, sur les modalités d'actions à mettre en œuvre dans les semaines à venir (actions syndicales prévues en Ile-de-France par la CGT, FO, FSU et Solidaires).

Pour nos retraites, on lutte !

Avec :

Verveine Angeli (Attac)

Fatima-Ezzahra Ben-Omar (collectif féministes)

Olivier Besancenot (NPA)

Juliane Charton (Collectif jeunes)

Annick Coupé (Solidaires)

Denis Durand (Fédération Finances CGT)

Anne Féray (FSU)

Gérard Filoche

Pierre Khalfa (Fondation Copernic)

Pierre Laurent (PCF)

Alain Lipietz (EELV)

Danielle Simonnet (PG)

.

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 06:48

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  MARDI 10 SEPTEMBRE 2013

 JOURNEE D'ACTION ET MANIFESTATIONS

DANS TOUTE LA FRANCE

 A Boulogne, départ collectif à 13 h 15

à Marcel Sembat (devant KFC)

 pour se rendre à la manifestation qui part de République à 14 h

 


Avec la vidéo "On leur fait un dessin", démystifions leurs mensonges sur la retraite :

Lire ici : link

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:42

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Tout le programme ici : link

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 12:37

 

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Économie française : le coût du capital

Systématiquement évacués des analyses de la crise, les prélèvements financiers effectués sur les entreprises au bénéfice des actionnaires, au détriment du travail, représentent entre 94 et 130 milliards d’euros, selon une étude de cinq économistes :

lire ici : link

C’est l’obsession des libéraux depuis plus de trente ans. La France souffrirait d’un grave problème de compétitivité lié à son « coût du travail ». Face à ce nouvel emballement médiatico-politique, cinq économistes ont mené une étude, dans le cadre de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires), en partant du principe que « si problème de coût il y a, pourquoi ne pas aller voir aussi du côté du coût du capital ». Autrement dit, il s’agit pour ces économistes d’évaluer le montant des revenus prélevés sur les entreprises – les intérêts versés aux banques et les dividendes octroyés aux actionnaires – qui n’ont « aucune justification économique ». Un pactole qui, dans le discours libéral, répondrait aux « impératifs de financement », apparenté ainsi à un coût « normal », alors qu’il s’agit en réalité d’un « surcoût du capital » qui n’est autre qu’une « rente financière », soulignent les auteurs de l’étude.

 

Une ponction directement versée en dividendes 

Leur résultat dépasse les hypothèses, puisqu’ils estiment que ce surcoût correspond à un prélèvement annuel de 94 à 130 milliards d’euros réalisé sur le compte des entreprises non financières (voir infographie ci-contre), soit 10 % des richesses créées par ces sociétés, ou encore 60 % des investissements réalisés en 2011. Une ponction versée directement sous forme de dividendes et d’intérêts qui n’a cessé d’augmenter : elle représentait en moyenne 34,4 % des profits dans les années 1921-1981, avant d’exploser à 91,9 % entre 1987-2011. Et tout cela au détriment des salaires, de l’emploi et des opportunités d’investissement. Pis, en prélevant entre 80 et 90 % de la trésorerie des entreprises, ces dernières, privées de capacité d’autofinancement, se retrouvent dépendantes des banques et des marchés financiers pour investir. Au final, « le coût supporté par les travailleurs et par l’ensemble de la société, du fait de l’augmentation de la rente financière », est double, analysent les économistes. D’une part, avec la modération salariale, mais également lorsque des projets de développement d’utilité « économique, sociale et environnementale » se retrouvent mis sur la touche « du fait qu’ils ne souscrivent pas aux exigences de rendement financier du moment ».


Parue en mai 2013, cette étude a été passée sous silence par les médias de masse pourtant friands des sujets sur la compétitivité. N’en déplaise à Bruxelles, la « véritable réforme structurelle » qui permettrait de relancer la croissance et l’emploi n’est-elle pas celle du capital plutôt que celle des retraites ? La montée du chômage, le faible investissement des entreprises et les fermetures d’usines rentables ne sont donc pas la conséquence d’une explosion salariale comme l’avait prétendu Nicolas Sarkozy en défiscalisant les heures supplémentaires puis, à la fin de son mandat, en proposant la mise en place d’une TVA sociale. La victoire de François Hollande laissait planer un vent d’espoir, après que le candidat socialiste eut déclaré dans les colonnes de l’Express, en avril 2012 : « Le coût du travail est-il trop élevé en France ? Par rapport à qui ? Aux pays émergents ? Sûrement, mais notre avantage compétitif ne peut se jouer sur ce terrain. » Quelques mois plus tard, le rapport Gallois, ex-patron d’EADS, mettait l’accent sur les vieilles lunes de la droite et du patronat, même s’il reconnaissait que l’important déficit d’innovation était un autre facteur à explorer.

 

Le cadeau fiscal aux entreprises 

En réponse, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a adopté un « pacte national pour la croissance », dont la mesure phare n’est autre qu’un nouveau cadeau fiscal aux entreprises de 20 milliards d’euros, représentant une baisse du coût du travail de 6 %. Pourtant, durant ces trente dernières années, si le salaire moyen a doublé, le montant des dividendes a été multiplié par treize…

Trente ans de baisse de « charges »  Depuis trente ans, les baisses de cotisations sociales patronales se succèdent, sans que se dessine le moindre effet significatif sur les chiffres de l’emploi. La Cour des comptes a déjà pointé, en 2006 et 2009, le coût excessif de ces exonérations, dont « l’efficacité quantitative reste trop incertaine ». En 2011, l’enveloppe s’élevait à 28,3 milliards d’euros, soit 9,2 % du total des cotisations sociales. L’idée que le travail coûte trop cher, serpent de mer de la politique de l’emploi, grève le budget de la Sécurité sociale en allégeant chaque année la facture sociale des entreprises. Le crédit d’impôt compétitivité-emploi leur offre 20 milliards d’euros de réduction d’impôt en plus. Mais, alors que l’Insee annonce un « nouveau recul des investissements », en juin, l’augmentation des marges qui va en résulter profitera sans doute aux actionnaires.

Clotilde Mathieu – L’Humanité du 22.07.2013

 

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 10:49

 

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ANECR: Association Nationale des Elus Communistes et Républicains

 

 

APPEL

Métropoles: Non au Coup de Force!

C'est au citoyen de décider!

 

Au coeur de l’été, le gouvernement passe en force à l’Assemblée nationale, une loi qui modifie de fond en comble nos institutions territoriales.

Contrairement à ce qui avait été débattu avec les élus aux États généraux du Sénat, cette loi donne le signal d’une recentralisation considérable. Elle crée une nouvelle institution, la métropole, pour 11 grandes villes dont Paris, Lyon et Marseille.

Ces métropoles concerneront 30 millions d’habitants. La métropole serait la nouvelle clef de voûte de l’organisation de la République en concentrant un très grand nombre de pouvoirs stratégiques et de financements retirés aux communes, quasiment vidées de leur capacité d’agir au service de leurs populations. Cette loi s’en prend aussi aux compétences déléguées aux communautés d’agglomérations promises à déconstruction pure et simple. Les communes sont noyées dans des entités (conseil de territoire de 200000 à 300000 habitants) relevant des décisions centrales de la métropole, à l’image de simples « arrondissements ».

En Ile-de-France, la Métropole du Grand Paris sera créée au 1er janvier 2016 avec un Conseil métropolitain de plus de 200 membres réservant un quart des places aux élus de Paris. Une assemblée des maires aura voix consultative une fois par an. Dans les faits, le président de la métropole et quelques vice-présidents « règneront » sur 6 millions d’habitants !

D’ici 2020, dans toutes les métropoles, ces membres seront élus pour moitié au suffrage universel direct effaçant ainsi la place des communes, des départements et des intercommunalités.

Cette solution technocratique et hypercentralisatrice éloigne les citoyens des décisions. Elle est profondément antidémocratique et inacceptable ! Elle est la négation, la fin décidée autoritairement des projets construits avec les habitants dans les communes, des dynamiques de territoires, et des coopérations entre collectivités. C’est la fin de la démocratie locale ! Inefficaces, ces monstres technocratiques préparent une nouvelle ère de régression sociale. Ils produiront encore plus d’inégalités territoriales dans l’aire métropolitaine, avec l’effacement des services publics de proximité dans chaque territoire communal, intercommunal, départemental.

L’affirmation des métropoles créera à Paris une nouvelle coupure entre petite couronne et grande banlieue, et érigée en modèle au plan national, laissera à la traîne toutes les franges périurbaines et rurales.

Le principal objet de ces technostructures centralisées est de répondre aux objectifs de compétitivité réclamés, au titre de la concurrence, par les puissances financières.

Ce qui veut dire austérité et réduction partout des moyens mis à disposition de l’action publique et des réponses par les collectivités aux besoins humains, sociaux et écologiques ! Avec le désengagement de l’État, il est déjà question de créer par ordonnance des impôts nouveaux pour financer les métropoles ! Les règles budgétaires des métropoles seront fixées par ordonnance du gouvernement dans les 18 mois qui viennent !

Cette loi signe aussi un immense chambardement pour les millions d’agents de la fonction publique d’État et territoriale, avec des services entiers regroupés ou transférés d’une institution à une autre, des coupes sombres dans les effectifs, des réorganisations autoritaires comme cela s’est, par exemple, produit pour France Télécom.

Ne laissons pas le gouvernement français abonder dans le sens des préconisations de la commission européenne qui veut régler le sort des collectivités.

Les défis métropolitains en matière de transport, de logement et d’urbanisme, d’aménagement du territoire, d’égalité d’accès, d’urgence sociale, d’écologie et de relance industrielle méritent tout autre chose ! Ils doivent s’appuyer sur tous les projets issus des territoires décidés avec les citoyens dans chaque commune et intercommunalité et coordonnés avec les départements et régions, appuyés sur des services publics et des politiques de lutte contre les ségrégations sociales. L’État ne doit pas abandonner son rôle de garant de l’égalité entre les territoires, son devoir de solidarité nationale au nom de la réduction des dépenses publiques.

Ce n’est pas encore fini ! La loi revient en seconde lecture en septembre au Parlement. Des mobilisations se construisent avec au coeur l’intervention nécessaire des citoyens.

 Refusez avec nous l’effacement des communes, des intercommunalités et des départements ! 
 Refusez avec nous, la mise à mal des missions de service public gage d’efficacité et d’égalité ! 
 Refusez avec nous, le mépris de la démocratie ! Alors qu’on bouleverse la République, les citoyens sont mis à l’écart ! Pas de changement des institutions démocratiques sans démocratie !

Un tel « big bang » institutionnel ne peut se faire sans information et sans recourir au vote des citoyens.

Il faut un référendum en Ile-de-France comme dans toutes les régions impactées par les changements institutionnels.

L’article 72-1 de la constitution française garantit la participation des citoyens lors de la création d’une nouvelle collectivité territoriale. Ce fut le cas pour la Nouvelle-Calédonie, l’Alsace et la Corse.

Pourquoi ne pas l’organiser alors que ce projet de loi engage la vie quotidienne de 30millions d’habitants de notre pays ?

C’est aux citoyens de décider!

 

 

L'Association Départementale des Elus Communistes et Républicains a tenu hier une conférence de Presse à ce sujet. Elle va envoyer cet appel à signer à tous les maires du départements

 

Signez la Pétition en Ligne: link

Je demande

  •  Une consultation démocratique des citoyens par référendum dans chaque région touchée par les changements institutionnels. 
  •  Le retrait de la loi « Affirmation des métropoles ». 
  •  La reprise d’un grand débat national sur la démocratie locale, les réponses nécessaires et coopératives aux problématiques métropolitaines.
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