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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 14:04

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 16:18
Bernard Jasserand, conseiller comunautaire GPSO, militant PCF/front de gauche, est intervenu sur le réaménagement du parc des Glacières en conseil de communauté d'aglomération GPSO  jeudi 27 juin :

 

Délib N°19/  Réalisation d’un local dédié aux associations sportives dans le parc des glacières à Boulogne Billancourt.

 

"Monsieur le Président

 

Cette construction s’inscrit dans le cadre du réaménagement du parc des glacières.

Je comprends les besoins de la ville de Boulogne en équipement sportif, les terrains de l’île Seguin et du trapèze pourraient d’ailleurs en accueillir plusieurs,

mais les espaces verts sont rares à Boulogne et ce poumon vert d’1,5 hectare où règne une vraie vie sociale est très précieux pour les riverains et les utilisateurs du parc.

Ils sont pour beaucoup en désaccord avec certains réaménagements. ils sont opposés, comme les 56% des personnes interrogées lors de l’enquête organisée en mai 2012, 

à la fermeture du parc qui était librement ouvert sur le quartier, ils regrettent l’abattage de nombreux arbres sains et ne souhaitent pas

que 1000 m2 soient réservés à la pétanque alors qu’ils proposent une implantation sur d’autres terrains municipaux.

Un groupe de riverains qui s’est constitué spontanément  a lancé une pétition qui recueille à ce jour près de 1000 signatures.

Voilà 4 semaines que ce collectif demande à vous rencontrer et il n’a aucune réponse de votre part.

Ce projet souffre manifestement d’un profond déficit de concertation.

   

Monsieur le président, vous engagez-vous ce soir à le recevoir et à reprendre la concertation sur ce projet ?

C’est une proposition raisonnable qui contribuerait à la réussite du réaménagement du parc.

 

Sans cet engagement, je ne soutiendrais pas cette délibération."

  

En réponse, PC Baguet s'est lancé dans une longue énumération de tous les efforts engagés par la ville pour consulter,

enquêter, réunir publiquement, informer les boulonnais dans le journal et le site internet de la ville,...

Puis il a haussé le ton en parlant d'une agitation politique qui manipule la population à coup de fausses informations,...

les Verts auraient engagés une procédure contre lui au TA pour laquelle ils auraient été déboutés ?

Les grilles seront installées, mais pas fermées et les bassins doivent être creusés, car ils sont pollués et dangereux pour les enfants,...

44 arbres vont être arrachés, mais des centaines de végétaux vont être plantés,...Tout va bien !!!!

  

J'ai attendu patiemment qu'il se calme et lui ai redemandé ;

  

                                                        "Puisqu'il semblait avoir toutes les bonnes réponses aux questions

                                                        des habitants, s'il acceptait simplement de recevoir votre collectif."

  

La bronca de la droite a repris de plus belle,

j'ai donc voté contre avec Claire Papy des Verts et Jean Pierre Fourcade

tous les autres conseillers ont voté pour (PS, Modem, UMP, UDI)

  

Je vous ferai suivre l'extrait du PV officiel dès qu'il sera disponible.

  

Cordialement,

 
         Bernard JASSERAND
Conseiller municipal de Meudon
Conseiller communautaire GPSO
    Militant PCF-Front de Gauche
    0145348638 / 0678952535
           bjasserand@free.fr
intervenu sur le réaménagement
du parc des glacières en conseil de communauté d'agglomération
GPSO hier soir ;

 

Délib N°19/  Réalisation d’un local dédié aux associations sportives dans le parc des glacières à Boulogne Billancourt.

 

"Monsieur le Président

 

Cette construction s’inscrit dans le cadre du réaménagement du parc des glacières.

Je comprends les besoins de la ville de Boulogne en équipement sportif, les terrains de l’île Seguin et du trapèze pourraient d’ailleurs en accueillir plusieurs,

mais les espaces verts sont rares à Boulogne et ce poumon vert d’1,5 hectare où règne une vraie vie sociale est très précieux pour les riverains et les utilisateurs du parc.

Ils sont pour beaucoup en désaccord avec certains réaménagements. ils sont opposés, comme les 56% des personnes interrogées lors de l’enquête organisée en mai 2012, 

à la fermeture du parc qui était librement ouvert sur le quartier, ils regrettent l’abattage de nombreux arbres sains et ne souhaitent pas

que 1000 m2 soient réservés à la pétanque alors qu’ils proposent une implantation sur d’autres terrains municipaux.

Un groupe de riverains qui s’est constitué spontanément  a lancé une pétition qui recueille à ce jour près de 1000 signatures.

Voilà 4 semaines que ce collectif demande à vous rencontrer et il n’a aucune réponse de votre part.

Ce projet souffre manifestement d’un profond déficit de concertation.

   

Monsieur le président, vous engagez-vous ce soir à le recevoir et à reprendre la concertation sur ce projet ?

C’est une proposition raisonnable qui contribuerait à la réussite du réaménagement du parc.

 

Sans cet engagement, je ne soutiendrais pas cette délibération."

  

En réponse, PC Baguet s'est lancé dans une longue énumération de tous les efforts engagés par la ville pour consulter,

enquêter, réunir publiquement, informer les boulonnais dans le journal et le site internet de la ville,...

Puis il a haussé le ton en parlant d'une agitation politique qui manipule la population à coup de fausses informations,...

les Verts auraient engagés une procédure contre lui au TA pour laquelle ils auraient été déboutés ?

Les grilles seront installées, mais pas fermées et les bassins doivent être creusés, car ils sont pollués et dangereux pour les enfants,...

44 arbres vont être arrachés, mais des centaines de végétaux vont être plantés,...Tout va bien !!!!

  

J'ai attendu patiemment qu'il se calme et lui ai redemandé ;

  

                                                        "Puisqu'il semblait avoir toutes les bonnes réponses aux questions

                                                        des habitants, s'il acceptait simplement de recevoir votre collectif."

  

La bronca de la droite a repris de plus belle,

j'ai donc voté contre avec Claire Papy des Verts et Jean Pierre Fourcade

tous les autres conseillers ont voté pour (PS, Modem, UMP, UDI)

  

Je vous ferai suivre l'extrait du PV officiel dès qu'il sera disponible.

  

Cordialement,

 
         Bernard JASSERAND
Conseiller municipal de Meudon
Conseiller communautaire GPSO
    Militant PCF-Front de Gauche
    0145348638 / 0678952535
           bjasserand@free.fr
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 12:45

bandeau tracthaut

Les mesures prises par les différents gouvernements de droite en 1993, 2003 et 2010 ont toutes eu pour conséquences une réduction des droits et un durcissement des conditions d’accès à la retraite.

Alors que les socialistes et les verts, en 2010,  manifestaient  au côté des salariés et retraités pour combattre les attaques de la droite -  aujourd’hui, le gouvernement met à l’ordre du jour une nouvelle « contre-réforme » des retraites. Les pistes envisagées par le rapport Moreau, comme l’allongement de la durée de cotisation, l’évolution des pensions à un niveau inférieur à l’inflation, une pression fiscale accrue pour les retraités  (suppression de l’abattement de 10 %), la modification des règles de calcul pour les fonctionnaires répondent aux injonctions de la commission de Bruxelles aux gouvernements européens.

Faut-il travailler plus longtemps parce que l’on vit plus longtemps ?

 

  • Quelle aberration, alors que tant de jeunes ne trouvent pas d’emploi,  de rallonger l’âge de la retraite !
  • Nous vivons plus longtemps parce que, entre autre, nous travaillons moins
  • Mais l’espérance de vie en bonne santé a diminué pour la première fois en 2012

 

  • L’espérance de vie d’un ouvrier est de              7 ans inférieure à celle d’un cadre
  • De plus en plus de salariés sont au chômage quand ils liquident leur retraite, avec pour conséquence des pensions en baisse (46 % des départs en retraite se font sur la base du minimum de pension : 628,99€/mois)

Les mesures envisagées par le gouvernement auraient pour conséquence une nouvelle fragilisation de notre système par répartition et donnerait plus de crédit aux campagnes alarmistes sur la baisse inéluctable des pensions pour les générations futures, le MEDEF s’empressant de relancer son objectif de baisser les cotisations et d’imposer une part de capitalisation, au plus grand bénéfice des compagnies d’assurances. Cela porterait un coup sévère à notre système solidaire, comme ce fut le cas en Allemagne au début des années 2000 avec la réforme Schröder.

 

Les moyens existent pour préserver et améliorer notre système de retraite par répartition 

 

  • Les déficits des caisses de retraite n’ont rien à voir avec la démographie. Ils sont dus à la crise du capitalisme qui bloque l’activité donc l’emploi, les salaires et les cotisations sociales.

  • 100 000 chômeurs de moins, c’est 1,5 milliard en plus
  • 1 % d’augmentation de la masse salariale, ce sont 2 milliards en plus
  • Faire cotiser les revenus de la participation, de l’intéressement, des stocks options, ce sont 10 milliards en plus
  • Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même taux que les salaires, ce sont 30 milliards en plus
  • Moduler les cotisations sociales : les entreprises qui privilégient la finance au détriment de l’emploi paieraient une cotisation additionnelle à l’assurance vieillesse

 

Seule la mobilisation populaire peut imposer  une autre orientation de l’argent disponible pour les besoins humains

La Sécu est à nous, on ne lâche rien !


 

 

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 11:38

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L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l'Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance.

L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture. Lire la suite ici
 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 14:30

 

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ACCORD « ANI » : LA LUTTE CONTINUE !

Venez-vous informer !


Le 11 janvier dernier un accord national interprofessionnel (ANI), dit de « sécurisation de l'emploi », a été conclu entre le MEDEF et trois organisations syndicales (CFDT, CFTC et CFE-CGC) avec les félicitations du Président de la République et du Gouvernement qui ont voulu le transcrire dans la loi.
La CGT et FO ont refusé de cautionner un texte qu'ils qualifient d'accord "gagnant-gagnant" pour le patronat. La lutte va continuer de s’amplifier dans les entreprises comme dans tout le pays pour rendre cet accord inapplicable.

 

De nombreuses questions sur cet accord :


 - Sécuriser l'emploi ou sécuriser la précarité et les licenciements ?
 - Vers une mobilité interne volontaire ou forcée ?
 - Chantage aux salaires et temps de travail ?
 - Quels droits et possibilités de recours à la justice pour les salariés menacés de licenciement?
 - Quel avenir pour le CDI ?
 - Ne s’agit-il pas en fait d’une remise en cause de notre droit du travail, construit au fil de tant d’années de luttes ?

 

Des propositions alternatives sont avancées, en voici quelques-unes:


- Nouveaux pouvoirs pour les salariés et leurs représentants.
- Droit à une formation qualifiante tout au long de sa vie.
- Vote d’une loi interdisant les licenciements boursiers.
- CDI à plein temps comme norme de travail.
- Véritable sécurité sociale professionnelle garantissant la continuité des droits et revenus des salariés à vie.
- Contrôle strict de l’utilisation des « aides financières » aux entreprises, fonds publics pour la relance de l’emploi, facilités de reprise de leur entreprise par les salariés avec le soutien financier de la BPI…
- Réforme fiscale profonde contre la mainmise de la finance. Embaucher tout de suite 2000 inspecteurs des impôts pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscale (590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux).

 

Le Front de gauche de Boulogne-Billancourt (92) vous invite à venir vous informer et débattre :

 

Le vendredi 26 avril à 19h45Salle des Fougères –30/32, rue de la Saussière, sur la Grand place (Métro Marcel Sembat)

 

Avec la participation de :


Caroline BARDOT, Inspectrice du travail, dirigeante nationale du PCF
Guillaume ETIEVANT, Economiste, dirigeant national du Parti de Gauche
Fabien GACHE, Délégué syndical central CGT Renault
Sébastien SCOGNAMIGLIO, Economiste, responsable EELV Boulogne-Billancourt

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:23

     Pour une alternative à laustérité, pour une 6ème République !

 

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 Déclaration de l'Exécutif du PCF 92 :

La crise politique et démocratique que connaît notre pays a franchi ces derniers jours un nouveau palier. C'est une crise majeure.
 
Les aveux de fraude de Jérome Cahuzac, et les révélations d'énormes évasions fiscales organisées par des banques, des chefs d'entreprises et des personnalités politiques vers les paradis fiscaux, provoquent la colère et l'indignation.
 
Dans les Hauts-de-Seine comme ailleurs, les communistes ont toujours à la fois dénoncé les affaires et refusé leur instrumentalisation politique.
 
Car ce scandale révèle bien entendu l’absence d’honnêteté d’un homme mais elle est surtout la manifestation de l’avidité érigée en système et d’une démocratie à bout de souffle. Elle est une offense à celles et ceux qui attendaient du changement, qui ont chassé Sarkozy et la droite justement pour cela, pour en finir avec la domination du fric. Une injure aussi à celles et ceux à qui l’on explique chaque jour que leurs conditions de vie seront de nouveau dégradées pour espérer un petit mieux demain.
 
Ce qui rend la situation plus insupportable encore, c'est que le Président de la République et le gouvernement s'entêtent à ne rien entendre de l'exigence du pays de voir la politique de la France changer de cap.
Soumission aux politiques d'austérité européennes, explosion du chômage et de la précarité, échec des prévisions économiques du gouvernement, pacte de compétitivité égal à 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les entreprises, vote à l’Assemblée nationale du projet de loi transcrivant l'ANI dans la loi avec le soutien du Medef … la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre.
Et quand le choc Cahuzac révèle cet insupportable fossé : les sacrifices pour les uns, l'évasion fiscale pour les autres, rien ne devrait changer !
Il faut pourtant sauver notre pays du désastre politique qui s'annonce.
 
La crise, ce n'est pas « les élus tous pourris » comme le chante le Front national, lui-même éclaboussé dans l'affaire Cahuzac. Ce n’est pas la politique qui pourrit tout, c’est l’argent ! 
1/2
 Une partie de la « classe politique » pense s’en sortir à bon compte avec de petits ajustements mais le mal est trop profond. La République est ébranlée et les institutions dépassées par la violence et l’ampleur des attaques des marchés financiers. L’urgence est à un changement de cap fort, global, concret, rapide et radical de la politique, pour mettre en œuvre une nouvelle politique résolument de gauche qui s'attaque au pouvoir de la finance et restaure le pouvoir démocratique des citoyens, des salariés, des élus eux aussi bafoués, sur les choix de la République.
 
C’est pourquoi nous appelons à la construction populaire et démocratique d'un nouveau contrat politique pour le pays autour de la lutte contre la domination de la finance avec une réforme économique et fiscale d'ampleur et la refondation démocratique de nos institutions, par la convocation d’une Assemblée constituante pour une 6e République.
 
La Ve République est en effet à bout de souffle, marquée par un présidentialisme monarchique à tous les étages, par le champ limité de son intervention, par une pratique qui écarte en permanence les citoyens des décisions. Elle est aussi marquée par la domination qu’elle accepte de subir des marchés financiers. Et la prétendue décentralisation proposée, par une concentration des pouvoirs dans les métropoles, ne fera qu'affaiblir la capacité de contrôle citoyen ouverte par la démocratie locale. Construisons la VIe République.
 
Avec tous celles et ceux dont la vie est frappée au quotidien par la crise, et qui veulent qu'enfin cela change, emparons-nous de la politique, bousculons les cadres établis, remettons la politique au service de l’intérêt général.
 
Ensemble le 5 mai pour la 6e République !
 
Avec nos partenaires du Front de gauche, nous proposons d’engager toutes les forces disponibles pour exiger un changement de cap de la politique. Nous appelons toutes les forces de gauche et individus qui ont voté le changement en mai dernier à organiser avec nous la grande marche citoyenne du 5 mai prochain pour une alternative à l'austérité et contre le diktat de la finance, marche citoyenne pour la 6e République.
 
Dans les Hauts-de-Seine, nous lançons dans les villes la réunion d’assemblées citoyennes ouvertes à toutes ces forces disponibles pour travailler à un nouveau contrat politique de changement majoritaire.
Il est temps de reconquérir la souveraineté populaire qui est chaque jour méprisée. Nous voulons la démocratie, nous voulons le progrès social. Nous voulons la liberté, l’égalité et la fraternité. L'heure est à rassembler, unir, construire. 
 
Soyons les actrices et acteurs d’une nouvelle ère de la démocratie.

Ensemble, faisons un Front du peuple, faisons la Révolution citoyenne !

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 13:49

 

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L'heure est grave pour la France.

Les aveux de fraude de Jérome Cahuzac, et les révélations d'énormes évasions fiscales organisées par des banques, des chefs d'entreprises et des personnalités politiques vers les paradis fiscaux, provoquent la colère et l'indignation. Ces scandales jettent le discrédit sur notre pays, son gouvernement. Ils symbolisent – non pas seulement la dérive personnelle hautement condamnable d'un ministre – mais l'emprise toujours plus étouffante des logiques de l'argent, les forces de la finance sur la vie sociale, économique et politique de la France.

En mai dernier, c'est pour en finir avec cette domination du fric - que la droite de Nicolas Sarkozy incarnait avec toujours plus de cynisme et d'autoritarisme – que les Français ont voulu le changement de politique. Le message de la majorité du pays était très clair : combattre le règne de la finance, reconstruire une République sociale, solidaire et éthique.

Aujourd'hui, les Français se sentent trahis. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas reconnaître dans la politique actuelle une politique de gauche. Le scandale Cahuzac sonne, dans ces conditions, comme un coup de massue. Celui qui incarnait la politique d'austérité imposée sans son accord à notre peuple, était un professionnel de l'évasion fiscale !

C'est insupportable. Le désaveu populaire est massif. La politique de François Hollande et du gouvernement Ayrault n'a plus la confiance des Français. Et surtout de celles et ceux qui, majoritairement, ont voulu mettre la barre à gauche, vers le retour de la justice sociale et de l'égalité dans la République.

Ce qui rend la situation plus insupportable encore, c'est que le Président de la République et le gouvernement s'entêtent à ne rien entendre de l'exigence du pays de voir la politique de la France changer de cap.

Soumission aux politiques d'austérité européennes, explosion du chômage, échec des prévisions économiques du gouvernement, pacte de compétitivité égal à 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les entreprises, tentative de transcription de l'accord de l'ANI dans la loi avec le soutien du Medef … la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre.


Et quand le choc Cahuzac révèle cet insupportable fossé : les sacrifices pour les uns, l'évasion fiscale pour les autres, rien ne devrait changer !
Le pays est atterré. La France va à la catastrophe si tout continue comme cela. Il faut sauver notre pays du désastre politique qui s'annonce.

Pour cela il y a une urgence : un changement de cap fort, global, concret, rapide de la politique nationale, pour mettre en œuvre une nouvelle politique résolument de gauche qui s'attaque au pouvoir de la finance et restaure le pouvoir démocratique des citoyens, des élus eux aussi bafoués, sur les choix de la République. L'ennemi c'est la finance.

La crise ce n'est pas les « élus tous pourris » comme le chante le Front national, lui même éclaboussé dans l'affaire Cahuzac.

La solution, ce n'est plus seulement une moralisation de la vie politique réduite au seul contrôle accru – certes nécessaire – du patrimoine des élus et des ministres.

La vérité c'est qu'au cœur de la crise, se trouvent deux grands causes :


1. La domination organisée de la finance, des marchés financiers, de leurs critères d'évaluation et de rentabilité, sur toutes les activités de la société, sur tout notre système économique et institutionnel. Que ces pratiques passent par des voies légales ou frauduleuses.


2. Le dessaisissement là encore organisé, au profit de la finance, des citoyens, des salariés, des institutions élues sur tous les grands choix qui engagent la vie des citoyens et du pays. La souveraineté populaire est minée de toute part.

Dans ces conditions, le Parti communiste lance un double appel :


à la mobilisation de toutes les forces, de toutes les citoyennes, tous les citoyens qui ont voulu le changement au printemps dernier, pour reprendre en main le cap du redressement de la France.
Partout, sous toutes les formes possibles, prenez la parole, reprenez le pouvoir, dites haut et fort : nous voulons la politique de gauche pour laquelle nous avons voté l'an dernier, et pas cette politique d'austérité et d'inégalités qui mène la France dans le mur.


à la construction populaire et démocratique d'un nouveau contrat politique pour le pays, autour de deux axes :


Un programme de lutte contre la domination de la finance, avec une réforme fiscale d'ampleur ; un contrôle public et démocratique sur les banques, le crédit, la monnaie et la finance ; la priorité donnée aux salaires, à la protection sociale, à la sécurisation de l'emploi, aux services publics, à l'investissement industriel et écologique contre les dividendes et la rentabilité financière. La France doit résister aux injonctions d'austérité de l'Europe.


Une refondation démocratique de nos institutions par un processus constituant jusqu'à une 6e république : avec une lutte contre les conflits d'intérêts, entre le monde des affaires et les institutions politiques, une réelle indépendance de la justice, une démocratisation des élections par la proportionnelle, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, pour que l'intérêt général guide notre organisation sociale et économique, la remise en chantier de l'acte 3 de la décentralisation aujourd'hui largement rejeté dans le pays

C'est autour de ces axes que doivent se rassembler les forces de changement, les citoyens qui refusent la dérive actuelle, pour reconstruire un nouveau contrat majoritaire, une nouvelle majorité, un nouveau gouvernement.

Dans l'immédiat, nous faisons quatre propositions :

1. Suspendre immédiatement le débat parlementaire sur l'ANI, qui creuserait encore le fossé avec les forces sociales de notre pays. J'appelle solennellement les parlementaires de gauche à prendre la mesure de leurs responsabilités, en cas d'adoption de ce texte. Et mettre à l'ordre du jour un débat immédiat sur la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales. (cf rapport d'Eric Bocquet – commission d'enquête du Sénat sur la fraude et les évasions fiscales).


2. Engager toutes les forces disponibles pour exiger un changement de cap de la politique dans la préparation de la grande marche citoyenne, décidée pour le 5 mai prochain. Notre engagement se fait sur une base claire et unique. Celle de la déclaration commune de toutes les forces du Front de gauche du vendredi 5 avril 2013 : « contre l'austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIe République », et de l'appel qu'elle contient, « à toutes les forces de gauche, et individus qui ont voulu le changement en mai dernier », d'organiser avec nous cette marche.


3. Lancer dans tout le pays, la réunion d'assemblées citoyennes ouvertes à toutes ces forces pour travailler les bases d'un nouveau contrat politique de changement majoritaire.


4. Préparer avant l'été une première grande étape de ce travail citoyen et populaire pour la tenue d'assises nationales pour la refondation sociale et démocratique de la République.

Vous l'aurez compris, l'heure n'est pas à mes yeux à diviser, à opposer, à écœurer. L'heure est à rassembler, à unir, à construire. La solution réside plus que jamais dans la mobilisation et l'intervention active de notre peuple.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 11:00

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L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l'Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance. 
 
L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique. 
 
Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l'image de sa campagne "pour une alternative à l'austérité". Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l'immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale. 
 
La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d'un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.
 
Face à l'accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, de participer à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.
 
Le Front de gauche
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 12:52

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Monsieur le président,

L'affaire Cahuzac révèle brutalement à tous les citoyens la négligence et même la complaisance de nos dirigeants vis-à-vis de l'évasion fiscale.

Pourquoi l'administration fiscale a-t-elle perdu 25 000 agents depuis 2002 ? Pourquoi le nombre de vérifications approfondies de situations personnelles a-t-il chuté de 12% entre 2006 et 2011 ? Pourquoi laisse-t-on chaque année 60 à 80 milliards d'euros échapper à l'impôt, tout en prétextant les déficits publics ainsi creusés pour sacrifier les retraites, les allocations sociales, les emplois publics, les investissements écologiques d'avenir ?

Votre gouvernement peut prendre sans tarder cinq mesures clés pour en finir avec la complaisance : 

  1. embauchez sous 12 mois au moins 1 000 agents de contrôle fiscal pour renforcer les 5 000 vérificateurs actuellement en poste. Chacune des nouvelles recrues rapportera à l'État au moins 2,3 millions d'euros par an grâce aux redressements fiscaux opérés, soit 40 fois le montant de son traitement !
  2. exigez des banques la communication de l'identité de tous les ressortissants français détenteurs de comptes à l’étranger. La loi FATCA oblige depuis début 2013 tous les groupes bancaires opérant aux Etats Unis à communiquer sur demande du fisc américain les données concernant ses ressortissants: il suffit d'une volonté politique !
  3. établissez, en lien avec les associations spécialisées, une liste crédible des paradis fiscaux, ces trous noirs de la finance occulte et de la corruption   
  4. donnez 12 mois aux banques opérant en France pour fermer leurs filiales dans ces territoires, sous menace de retrait de la licence bancaire. Les banques françaises ont 527 filiales dans les paradis fiscaux dont 360 pour la seule BNP Paribas !
  5. imposez le "reporting par pays" aux multinationales établies en France : cette transparence sur le chiffre d'affaires, les bénéfices et les impôts payés dans chaque pays permettra au fisc de déjouer les manipulations des prix de transfert entre filiales des multinationales et de pouvoir enfin imposer Total ou Google sur leurs bénéfices.
Le changement, c'est maintenant ou jamais !

 Attac France le 5 avril  2013

                                   Signez la pétition ici


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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:26

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Evasion fiscale : Pierre Laurent appelle à "une convocation extraordinaire du Parlement"

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a demandé ce jeudi que le Parlement suspende ses débats pour se consacrer à la lutte contre l'évasion fiscale. C'est que selon lui la crise est totale, et nécessite qu'on s'attaque aux racines du pouvoir de l'argent.

Sur France inter au journal de 13 heures, le sénateur communiste de Paris a réaffirmé son diagnostique de "crise très grave" à propos de l'affaire Cahuzac mais aussi des révélations du Monde sur des paradis fiscaux et le trésorier de campagne du candidat François Hollande.
"C’est une crise très grave, il faut aller à la racine des problèmes, on ne va pas se contenter de belles paroles. On voit bien que c’est le conflit d’intérêt entre le monde de la finance et des fractions importantes du monde politique qui sont à l’origine de cette crise. Et c’est à cela qu’il faut s’attaquer. Il y a des propositions pour ce faire qui sont sur la table depuis longtemps. "Je rappelle qu’à l’initiative d’un sénateur communiste, Eric Bocquet, le sénat a adopté un rapport qui fait 60 propositions pour lutter contre l’évasion fiscale, ces propositions sont aujourd’hui lettre morte. Donc il faut passer aux actes."

"La crise politique est totale, la crise de confiance est totale"

Dans une interview accordée à l’Humanité de ce jeudi, Pierre Laurent explique le fond de la crise politique. "Mais la crise politique est déjà là ! Elle a été nourrie depuis des années, pendant dix ans de pouvoir de droite, menée de concert avec les institutions européennes pour dessaisir les citoyens, en appliquant des traités désavoués par la majorité des Français. Dans ces conditions, et si le pouvoir socialiste continue de manière si indécente à tourner le dos aux engagements, aux espoirs de changement social qui ont été exprimés par les Français, et que s’ajoutent des dérives graves comme celle de Jérôme Cahuzac au cœur de l’appareil d’État, le risque d’une amplification de la crise politique est évident. Si nous voulons empêcher que la suspicion du «tous pourris» empoisonne la vie publique, il convient de s’attaquer aux racines du pouvoir de l’argent, en clarifiant les relations entre le pouvoir politique, qui doit émaner des citoyens, et les milieux financiers, qui n’ont pas à se substituer à l’intérêt général. C’est ainsi que l’on reconstruira une politique guidée par l’intérêt général et non par l’appât du gain. "

Pierre Laurent a ainsi estimé "qu’il faut un acte fort pour changer de politique, et donc changer d’équipe pour la mener."

Il a jugé les 3 mesures proposées hier par François Hollande clairement insuffisantes. Pierre Laurent avance notamment que si on veut une justice vraiment indépendante, il faut changer le mode de nomination des juges. Quant aux conflits d’intérêts, "bien sûr qu’il faut plus de transparence sur les déclarations des élus, mais il faut s’attaquer surtout aux conflits d’intérêts avec le monde économique et là l’affaire est beaucoup plus sérieuse. Il faut aller beaucoup plus loin que ce qu’a annoncé le Président de la république."

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