Mercredi 15 avril 2009

 

 

RENOVATION DU PONT DE SEVRES :

Un coût inacceptable pour les locataires !

 

 

 

 

Cela fait bien longtemps que les locataires du Pont de Sèvres attendent la rénovation de leur quartier. Depuis sa construction, dans les années 70, notre habitat n’a pas bénéficié d’améliorations notables malgré les hausses constantes de loyers. C’est donc avec soulagement, que nous avons accueilli le projet de rénovation lancé en 2005 et qui démarrera par la place Haute en janvier 2010.

 

 

Aujourd’hui, Paris Habitat nous présente la facture

 

 

Une hausse moyenne par m²de 18.9% pour les HLM et 13.4% pour les ILN en intégrant une hypothétique réduction de 0.18 cents/m², soit disant  liée aux économies de chauffage (il ne s’agit que d’une moyenne et nous savons par expérience qu’elle peut varier à la hausse pour les HLM comme pour les ILN). Cette somme représente … un bon mois de loyer supplémentaire pour l’année !

 

Compte tenu du contexte économique sévère que nous subissons mais aussi de la hausse annoncée des impôts locaux de 11% pour 2010, ces augmentations amputeraient sévèrement le pouvoir d’achat des familles. Qu’adviendrait-t-il de ceux qui ne pourraient pas honorer leur loyer ?

 

A l’issue des visites des enquêteurs, beaucoup de locataires sont inquiets pour l’avenir. Comme nous, ils veulent la rénovation mais pas à n’importe quel  prix ! Le niveau inadmissible des augmentations de loyers risque de compromettre la rénovation en incitant les locataires à ne pas valider le projet.

 

 

Les conditions de Paris Habitat ne sont pas acceptables en l’état.

 

Ces augmentations sont censées compenser les coûts des travaux. Pourquoi ne sont-elles pas limitées dans le temps ?

 

Le coût global du projet pour la place Haute serait de 17 970 000 euros, soit 39 400 euros par logement. La répartition du coût de l’investissement est la suivante : Pour les HLM : 34% Paris Habitat, 34% locataires et 32% subventions. Pour les ILN, 49 % Paris Habitat, 49% locataires et 2% subventions. Ce mode de répartition est-il justifié et équitable ? Nous n’avons aucun détail sur le montant des investissements par postes de dépenses (travaux intérieurs, travaux de façade, toitures-terrasses, travaux d’accessibilité aux personnes handicapées, sécurité incendie, etc.). Paris Habitat n’en profite-t-il pas pour intégrer dans les augmentations de loyer des travaux d’entretiens relevant de ses obligations ? (Stores, sécurité incendie etc.).

 

 

Exigeons plus de transparence et demandons un plan de financement précis, poste par poste,  des travaux de réhabilitation, comme la loi le précise.

 

 

 

Nous pouvons mesurer, avec ces augmentations proposées par le bailleur, les effets du désengagement de l’état, dans le droit fil de la loi Boutin. Ces orientations sont  votées, à l’Assemblée nationale, par le député-maire UMP de Boulogne-Billancourt, Monsieur Baguet.

 

Référendum ou ultimatum ?

 

Le 24 juin, les locataires devront se prononcer par vote sur l’ensemble du projet. Deux votes seront organisés pour les ILN et HLM. Si l’un des deux scrutins n’obtient pas une majorité de OUI, l’ensemble du projet (rénovation intérieure et extérieure) est annulé !  Par ailleurs, ce vote ne prévoit pas de quorum. Autrement dit, une toute petite minorité peut engager l’ensemble des locataires (bonjour la démocratie !).

 

La municipalité doit intervenir.

 

Avec ses 1200 logements sociaux, la cité du Pont de Sèvres, classée en Zone Urbaine Sensible,  concentre à elle seule 40% du parc social de notre ville. L’explosion des loyers entraînerait inévitablement la précarisation d’un nombre élevé de familles.  Comment la ville assurera-t-elle le coût social de cette opération ?

 

La politique de réhabilitation  ne vise-t-elle pas à éloigner les familles modestes de notre commune ?

 

D’autre part, le projet de rénovation de notre cité est indissociablement lié à l’aménagement des terrains Renault. Une  annulation pure et simple du projet de réhabilitation serait préjudiciable aux locataires mais aussi à l’image de la ville.

 

Nous demandons à la municipalité :

 

q       D’intervenir auprès de Paris Habitat afin que celui-ci révise à la baisse ses tarifs. Des fonds propres et d’autres subventions peuvent être trouvées (par ex. Les fonds issus de la collecte du livret A qui représentent plus de 150 milliards d’euros et sont aujourd’hui largement détournés vers des circuits spéculatifs).

q       De solliciter davantage la participation financière du Conseil Général des Hauts de Seine, département le plus riche de France.

q       De s’opposer à ce que ce soit les locataires seuls qui assument le financement de dépenses dont ils ne sont aucunement responsables.

 

Nous demandons à Paris-Habitat :

 

q       De revoir sa copie et d’engager une véritable négociation avec les locataires et leurs représentants afin de créer les conditions d’une véritable rénovation acceptable par tous.

 

Les communistes du Pont de Sèvres sont au côté des locataires pour gagner le droit à une réhabilitation de qualité, à un coût acceptable par tous et limité dans le temps.

 

 

Section PCF  18 rue Heinrich 92100 Boulogne Billancourt  01 46 21 50 16

http://boulogne-billancourt.over-blog.com

Par Jules - Publié dans : Boulogne-Billancourt
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Mercredi 8 avril 2009

Un étudiant toulousain blessé au visage le 19 mars par un tir de flashball d'un policier de la bac (il perdra par la suite l'usage d'un oeil), un jeune collégien corse dans le coma à la suite d'un tir tendu de grenade de la part d'un CRS, une gestion plus que douteuse des manifestations anti-otan à Strasbourg. Les bavures se multiplient tandis que les enquêtes internes ne donnent aucun résultats en la faveur des victimes.
Dans ce contexte, Amnesty publie un rapport accablant de 34 pages intitulé "France : des policiers au dessus des lois" qui dénonce les violences policières et les abus des forces de l'ordre.
 Selon l'ONG : "
les autorités françaises n’ont appliqué aucune des recommandations essentielles qui visaient à lutter contre les violations des droits humains et le climat d’impunité"
"Amnesty International constate l’accentuation manifeste d’un phénomène inquiétant : les personnes qui protestent ou  tentent d’intervenir lorsqu’elles sont témoins de mauvais traitements infligés par des responsables de l’application des lois sont elles mêmes accusées d'outrage  (insulte envers une personne dépositaire de l'autorité publique) ou de rébellion (résistance avec violence envers un représentant de l’autorité).

Dans d’autres cas, des personnes qui se sont plaintes d’avoir subi des mauvais traitements sont accusées de diffamation par les agents concernés".


Pour lire le rapport d'Amnesty International : http://www.amnesty.fr/var/amnesty/storage/fckeditor/File/EUR_21_003_2009%20Outrage%20FRA.pdf

Un article de Libération sur le sujet :
http://www.liberation.fr/societe/0101559772-les-policiers-francais-au-dessus-des-lois-selon-amnesty

Par Jules - Publié dans : France
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Mercredi 8 avril 2009

Voici un article publié dans l'Huma du 26 mars, qui parle des propositions des élus communistes au Sénat. A noter que les propositions de lois des communistes sont toujours grossièrement passées sous silence par les médias.


 " Sénat . Les communistes présentent une proposition de loi visant à supprimer le bouclier fiscal et les parachutes en or. Un rassemblement de soutien aura lieu devant la Haute Assemblée.


La coupe déborde. Chaque jour qui passe voit surgir de nouveaux scandales financiers. Dernier en date, les bonus que viennent de s’octroyer les hauts cadres de l’entreprise Cheuvreux, filiale à 100 % du Crédit agricole qui, chacun s’en souvient, a reçu 3 milliards d’argent public de l’État. Ses dirigeants vont donc se verser 51 millions d’euros et, dans le même temps, licencier 75 employés. Ce qui leur permettra d’économiser, sur la masse salariale, 32 millions d’euros… De quoi se payer une partie de leur bonus ?

la partie visible

de l’iceberg

Alors que la France est frappée par la crise et que les salariés et leurs familles payent au prix fort la politique du gouvernement, la révélation de ces scandales financiers, qui ne sont que la partie visible de l’iceberg, provoque la colère de l’opinion publique, l’écoeurement et une forte exigence de justice. Nos gouvernants l’ont compris. Pour eux comme pour les dirigeants du MEDEF, il devient difficile de justifier ce qui apparaît, pour beaucoup, injustifiable.

C’est dans ce contexte que Nicole Borvo, présidente du groupe communiste, républicain, citoyen et des sénateurs du Parti de gauche, a présenté, hier, avec des représentants de son groupe, une proposition de loi pour en finir avec le bouclier fiscal et les parachutes dorés. Face à ceux qui, dans les rangs de la majorité, clament qu’il « faut faire quelque chose », la sénatrice constate : « Il y a loin des paroles aux actes ! Jusqu’à présent aucune proposition n’est venue du gouvernement ou des parlementaires de la majorité UMP-Nouveau Centre pour remédier à ces scandales. »

En effet. À peine Pierre Méhaignerie, député UMP, se risquait-il à suggérer une légère réforme du fameux bouclier fiscal qu’il se faisait sèchement rappeler à l’ordre par Nicolas Sarkozy. Pour Nicole Borvo, « il est faux de dire que légiférer ne servirait à rien devant ses scandales, la loi que nous proposons le montre ». Et elle ajoute : « Avec notre initiative, chacun sera au pied du mur et devra prendre ses responsabilités. »

Thierry Foucaud, sénateur communiste de Seine-Maritime, qui portera cette proposition de loi, dénonce le bouclier fiscal « présenté comme une mesure de justice sociale et qui, en fait, n’a qu’un objectif, alléger le plus possible l’impôt sur la fortune ». Les chiffres avancés par le sénateur donnent la mesure : « 900 ménages très aisés, avec un patrimoine de 24 millions d’euros, bénéficient d’un chèque de 368 000 euros. » Avec, à la clé, un passif fiscal pour l’État de 458 millions d’euros. Ce qui fait dire à Guy Fischer, sénateur communiste du Rhône et vice-président du Sénat : « Quand il y a 300 000 chômeurs de plus depuis septembre 2008, que les dossiers de surendettement augmentent de 17 %, que nous avons pour les trois premiers mois de l’année, 135 000 journées de chômage partiel, de tels privilèges sont inacceptables. »

il y a, selon Sarkozy, urgence d’attendre

Le projet de loi des élus communistes, qui viendra en discussion aujourd’hui au Sénat, prévoit, comme le précise Thierry Foucaud, « la suppression du bouclier fiscal pour associer les plus hauts revenus à l’effort national » ainsi que « la suppression totale des indemnités de départ sous forme de parachutes dorés des dirigeants de grandes entreprises au-delà de 250 000 euros ».

La présence inhabituelle d’un des premiers responsables communistes, à savoir Pierre Laurent, coordinateur du PCF, à une conférence de presse du groupe communiste du Sénat, indiquait bien la volonté des communistes de faire de cette question un axe fort de leur opposition à la politique du pouvoir. Commentant l’intervention du chef de l’État, mardi soir, à Saint Quentin, Pierre Laurent indiquait : « Nous avons assisté à quelque chose d’incroyable. Face à la situation qui se dégrade, il y a, selon Nicolas Sarkozy, urgence d’attendre. » Le responsable du PCF dénonçait par ailleurs « la volonté présidentielle de sauvegarder les privilèges dont ce bouclier fiscal est le symbole ».

Aujourd’hui, à 15 heures, pendant que se déroulera le débat en séance, les communistes organiseront un rassemblement populaire devant les grilles de la Haute Assemblée…

Max Staat "

Par Jules - Publié dans : France
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Mercredi 8 avril 2009

Le 19 mars dernier, suite à une manifestation interprofessionnelle rassemblant des centaines de milliers de personnes dans tous les coins de la France, la police s'est livrée à une répression violente et totalement disproportionnée. Voici mon témoignage :

 

 Pour info, je fais partie des 300 manifestants arrêtés ce jour là, puis des 49 poursuivis ensuite. Je remercie dailleurs toutes les personnes, auteurs darticles, militants, qui nous ont soutenus, et qui nous soutiennent encore.

La fin du cortège arrive entre 18h30 et 19h à Nation, le ton est festif, pas de problème jusqu
à maintenant, les gens ne sont pas encore prêts à partir, et ça tombe bien, ils ont officiellement le droit de rester jusquà 21h. Il y a de la musique aux quatre coins de la place, des djembés par ci, un concert de hip-hop sur la pelouse, des drapeaux qui flottent sur la statue centrale.

Mais très vite l
ambiance devient malsaine, quelque chose ne tourne pas rond, des dizaines, des centaines de CRS affluent et bloquent toutes les artères de Nation, interdisant le passage. Des escouades prennent pied dans le métro, juste en bas des escaliers et dans les couloirs, et de là elles tirent des grenades, empêchant également laccès aux personnes désirant sen aller. Des manifestants qui ont tenté de passer par une petite rue à côté refluent en courant vers le centre de la place, à leur trousse des lignes de CRS. Il y a du gaz dans l
air, dans tous les sens du terme, les flics se rapprochent progressivement, encerclent Nation petit à petit, les yeux piquent, la respiration se fait plus difficile : ça pue le lacrymo.

Quelques feux de poubelle se déclenchent ici et là, pas de quoi fouetter un chat. Des individus encagoulés, barre de fer à la main, jettent des projectiles en direction des hommes en bleu puis, quelques minutes après, surprise ! ils se ruent sur un manifestant et le rouent de coups, avant de le traîner vers leurs collègues rangés en ligne quelques mètres plus loin. Tactique perverse des flics en civil, vieille comme le monde mais qui surprend toujours…

Nation se révèle être une souricière de premier choix, tandis que les policiers font le ménage dans la place, beaucoup de personnes se réfugient sur le terre-plein et autour de la statue (qui représente le «Triomphe de la République», tout un symbole !), espérant échapper aux arrestations arbitraires. Mais bientôt ces derniers se retrouvent complètement encerclés, comprimés les uns contre les autres, sans aucune issue, abasourdis par la manœuvre policière à laquelle ils assistent. Parmi les encerclés, trois hommes dégainent soudainement des matraques télescopiques et s
attaquent à un jeune homme qui na pourtant rien fait, le frappent, et lentraînent vers les lignes de CRS. Encore une intervention musclée des flics en civil, qui déclenche la colère générale. Certains «gardiens de la paix» tiennent en respect la foule à laide de flash-balls. Après plus dune heure dencerlement, les condés décident enfin de libérer les captifs, brisant à coups de matraque la chaîne humaine qui sétait formée autour de la statue, insultant et contrôlant lidentité de chaque personne présente, un par un. Ceux qui n
ont pas de papiers passent directement par la case commissariat.

À 21h30, on pensait la manifestation totalement dispersées, quelques groupes ci et là, encore sonnés par la violence de cette intervention, stationnent sur la place. Mais apparemment, les forces de l
ordre nen ont pas fini puisque les CRS bloquent toujours laccès au métro, gazant et frappant à tout va. La soirée se finira par une nouvelle flopée darrestations. À noter que les journalistes, pourtant présents en nombre, nont relayé qu
une pâle copie du communiqué de la préfecture de police.

Bilan de ce début de soirée : 300 arrestations, 50, ah ! non pardon 49 (ce chiffre fait plus crédible) personnes seront par la suite poursuivies en justice, interdites de manifestations au moins jusqu
à leur jugement, et peut-être privées de leur droit de vote, ainsi que plusieurs manifestants littéralement passés à tabac. Certains sont passés en comparutions immédiates et sont toujours incarcérés. Un coup de filet qui avait pour but de faire des exemples. Le pouvoir craint la contestation qui enfle, cest pour cela quil durcit sa répression : pour museler cette révolte qui gronde. Alors que Julien Coupat est toujours en prison malgré le manque flagrant de preuve, que des jeunes sont piégés, intimidés, incarcérés par la police, il est à craindre que cette emprise du pouvoir se reserre encore.


D'autres témoignages, des infos sur le collectif de soutien aux 49 inculpés : http://Parolesdu19mars.over-blog.com

Par Jules - Publié dans : France
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Lundi 23 février 2009

 

 

 

     Le projet de loi Bachelot

Nuit gravement

à la santé

 

 

 

 

Vers l’hôpital-entreprise

 

Depuis le 10 février, le projet de loi de la ministre de la santé,  Roselyne Bachelot, intitulé «hôpital, patients, santé, territoire » est en discussion à l’Assemblée Nationale. Ce projet s’inscrit dans la continuité du plan Juppé (1995), de la loi Douste-Blazy (2004) et du plan hôpital 2007, qui ont constitué des étapes vers l’hôpital-entreprise. Leur objectif commun était de maintenir dans le secteur public les pathologies coûteuses et de transférer sur le secteur privé les activités rentables. Ainsi, il y a 10 ans,  70 % des actes chirurgicaux étaient pratiqués dans le public. Aujourd’hui, moins de 40 % de ces actes y sont réalisés.

 

La loi Bachelot va plus loin dans la marchandisation de la santé

 

Avec ce projet, il n’y aurait plus, à terme, qu’un seul hôpital par territoire, les médecins seraient rémunérés au rendement, les malades baladés entre les hôpitaux et les cliniques, selon qu’ils sont «rentables » ou «coûteux ». Cette course à la rentabilité va à l’encontre du système de santé français fondé, avant tout, sur un principe de solidarité et d’égalité, d’accès aux soins pour tous.

 

Dans quelle situation se trouve l’hôpital Ambroise Paré ?

 

L’hôpital compte 450 lits, mais seuls 365 lits sont ouverts par manque de personnel. En effet, l’effectif (555 médecins, 1 479 infirmières et infirmiers, aides soignant(e)s, et administratifs) ne correspond pas à l’activité. Il manque 150 personnes selon les organisations syndicales et la direction de l’hôpital.  Les soignants restants, afin de boucher les trous, changent sans arrêt leurs horaires et leurs rythmes de travail, de jour comme de nuit, selon les demandes de la hiérarchie. Ils sont amenés à faire beaucoup d’heures supplémentaires, à travailler dans des services qu’ils ne connaissent pas, avec les conséquences que cela peut avoir sur la qualité et la sécurité des soins pour les malades. De plus, le personnel va être amené à renforcer les équipes de Garches et Sainte Perrine (16ème arrondissement) qui font partie du même groupe, et vice-versa.

 

Malgré le manque cruel d’effectif, 45 suppressions de postes sont encore prévues en 2009 pour résorber le déficit qui s’élève à 1 400 000 euros. Il semble que cela ne soit pas encore suffisant car la direction prévoit une réduction supplémentaire de l’offre de soins avec la fermeture de lits de réanimation alors que ceux-ci manquent cruellement en Ile de France. Sur l’ensemble de la France, ce déficit théorique dû pour l’essentiel au sous financement de l’hôpital est de 800 millions d’euros.

Comment en est-on arrivé là ?

 

 

C’est la principale conséquence de la tarification à l’activité (dite T2A) qui a pour principe de financer l’hôpital en fonction des actes médicaux qui y sont réalisés. L’état fixe chaque année une enveloppe inextensible pour chaque hôpital (EPRD : Etat de Prévision  de Recettes et de Dépenses).

 

En première analyse il n’y aurait là rien d’anormal si la codification des actes prenait réellement en compte l’activité de l’hôpital public dans son ensemble.

 

Or, c’est loin d’être le cas : ni les admissions en urgence  (qui coûtent 60 % de plus que les admissions programmées), ni les admissions de patients précaires (qui coûtent 30 % de plus que les admissions de patients non précaires), ni la formation professionnelle continue, ni la permanence des soins nécessitant d’avoir à tout moment des lits libres, en particulier en pédiatrie et en réanimation, ne sont prises à ce jour en compte par la tarification à l’activité.

 

Beaucoup d’actes coûtent plus à l’hôpital que le tarif défini par la Sécurité sociale

 

Exemples :

 

q       Une fibroscopie bronchique vaut 98 euros pour la Sécurité sociale, dans la réalité l’ensemble de l’examen coûte 250 euros à l’hôpital. Conséquence : pour chaque examen de ce type, l’hôpital est en déficit.

q       Une personne se casse le col du fémur. Si elle est jeune et en bonne santé son séjour va correspondre au temps d’hospitalisation fixé par la Haute Autorité de Santé pour cette pathologie.

Pour une personne âgée (la plupart des cas), qui risque de développer des complications (alitement plus long, infections urinaires …), cela devient moins rentable car elle va dépasser la durée moyenne de séjour.

 

C’est bien la démonstration que le prétendu déficit a bien été programmé par cette sous-estimation délibérée des coûts

 

Suivant cette logique, le retour à l’équilibre des hôpitaux nécessiterait la suppression de 20 000 emplois. L’utilisation du personnel comme variable d’ajustement pour arriver à l’équilibre financier est inacceptable.

 

Les communistes demandent le retrait du projet Bachelot

 

Un autre projet de santé est possible et urgent : notre système de santé a besoin de se transformer pour répondre aux défis nouveaux pour aller vers plus d’égalité et d’universalité vers plus d’efficacité sociale.

 

L’accès aux soins, droit inscrit dans la Constitution,

doit être exclu de tout échange marchand

Son accès doit être gratuit. Le coût doit être socialisé

 

C’est le sens de la Sécurité sociale solidaire

 

 

Par Jules - Publié dans : France
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